Catégorie : Société

Organiser son travail, gestion des priorités.

Organiser son travail, gestion des priorités.

J’ai ri de moi, mercredi dernier, en voyant ce que j’avais fait d’une bonne partie de ma journée alors que je suivais la veille, le mardi, une journée professionnelle avec le Coll.LIBRIS et Livre et lecture en Bretagne sur le thème : optimiser son temps de travail et gérer ses priorités.

Mardi, nous avons longuement échangé sur là où nous mettions notre énergie.

Les éditeurs du coll.libris, sont tous plutôt engagés, le travail que nous réalisons se situe bien souvent dans la vocation, la passion, et avons du mal à passer dans l’Ikigai. Ensemble mardi, nous avons repris les ToDoux listes de chacun. Et au réveil mercredi matin j’étais vraiment volontaire pour être dans l’Ikigai ! Surtout que la maison d’édition à un besoin cruel de diffuser son catalogue et sa brochure.

Puis voilà que j’entends l’interview d’un politique sur les difficultés de mises en œuvre des objectifs carbone de la cop26 sur les transports. Je ne pouvais plus travailler dans l’Ikigai, mes émotions, ce que j’avais envie de témoigner était trop fort. Je basculais dans le sentiment de vide de ma mission, en dessous de l’espace Ikigai du schéma.

Alors, à l’instar de Sha, le chat, révolté par le saccage de la planète par les hommes, il me fallait me mobiliser. Je ne pouvais pas convoquer une Assemblée générale de tous les animaux…

Alors je réfléchis à une autre manière de me mobiliser. Trouvant sur voxpublique les mails des députés de ma circonscription, des autres députés en charge du développement durable, du cabinet ministériel et j’écrivis :

« Lettre ouverte au Ministère chargé des transports, rattaché au ministère de la transition écologique

Messieurs, Mesdames,

Ayant déjà interpellé directement les députés de ma circonscription, je profite d’une situation concrète pour illustrer  une problématique nationale.

Cela fait déjà de nombreuses années que m’interroge sur le coût, pour les usagers, du voyage par le train et les objectifs de transition écologique. Si nous avons un réseau ferroviaire régional et national formidable, avec des trains de qualités, le coût reste exorbitant, en regard des autres moyens de transport (voiture et même avion).

Voici un exemple concret d’une liaison régionale : Angers-Rennes (49-35), pour illustrer mon propos.

Habitant en périphérie sud de l’agglomération d’Angers je prends ma voiture pour rejoindre la gare.
Je mets autant de temps à rejoindre la gare que le parking relais du tramway.
Ce dernier met 10′ pour rejoindre la gare, le matin il démarre à 5:48, seuls les trains SNCF à partir de 6:05 sont accessibles par ce moyen de transport. Le soir à partir de 20h30 le tramway fonctionne toutes les 20′.
Entre le temps supplémentaire de trajet (30′ de plus minimum), et des horaires non compatibles, je rejoins donc la gare en voiture.

Je mets ma voiture au parking pour la journée : 22,80€
Coût du train aller-retour : 28,60€ x2 =57,20 €
Coût total aller-retour : 80€.
En comparaison, ce déplacement avec mon véhicule diesel, m’aurait coûté seulement 30€.
(Je mets de coté le fait que nous étions 2 à faire le déplacement, dans notre déplacement réel, le coût du train est donc multiplié par deux.)

Voici ma question :
Sachant que prendre le train au lieu de la voiture a un impact environnemental évident et qu’un tarif de transport accessible à tous a un impact sociétal également évident.

A quel moment pensez-vous que, pour un individu voyageant seul, le coût du train deviendra toujours inférieur, aux autres moyens de transport : moto, voiture, avion ?

Voici un objectif clair, mesurable facilemententrant dans les enjeux de la COP26, dans les urgences pointées par le rapport du GIEC, dans les problématiques sociétales actuelles. Enfin, au regard des complexités actuelles, cet objectif me semble facile à mettre en œuvre.

Qu’en pensez-vous ? »

La tache rouge
#que faire d’un problème

À ce jour sur plusieurs dizaines de mails, de listes, et d’interpellations directes je n’ai aucune réponse.

Ce n’est pas grave, car comme dans la tache rouge, j’étais content d’avoir transformé mes idées sombres apparues le matin, en joli soleil.

Pourtant, le mercredi midi, après avoir passé la matinée sur le sujet, ma culpabilité revenait. Un peu, car je trouvais plutôt drôle de regarder avec un pas de côté, les échanges de la veille sur la nécessité de prioriser, ce que j’avais prévu et le constat de ce que j’avais réellement fait. Suivant le schéma ci-dessus, j’avais fait le chemin inverse, du vide à la précarité, sans passer par la case Ikigai.

J’étais pourtant en accord avec ma vraie nature, et j’avais suivie mon intuition. J’étais en cohérence avec ce que nous proposons dans nos ouvrages, ce que je transmets en atelier…

Oui et comme l’objet de la maison d’édition est de transmettre sur des sujets sensibles et positifs de la vie. Il ne me restait finalement qu’à vous partager mon expérience. 😉
Merci pour votre lecture, je vous souhaite plein de belles inspirations !

Black friday ? Ou black out ?

Black friday ? Ou black out ?

Black Friday… Un simple nom de jour rattaché à une couleur qui revient chaque année, et avec lui, pour moi, toujours le même sentiment : abject. Et cette année, à plusieurs chefs, mon courroux est plus grand encore. 

Contre le Black Friday

A aucun moment, les instances dirigeantes, politiques ou commerciales ne semblent avoir eu l’idée de se questionner sur la légitimité de cette journée de bamboche commerciale, en cette période de pandémie.

« Les courses de Noël retardées », peut-on lire en Une de certains journaux. Courses retardées, ou retard de réflexion du correspondant ?

« Amazon France et d’autres enseignes ont annoncé leur décision de reporter le Black Friday d’une semaine, par solidarité avec les petits commerces encore fermés. »  C’est un journaliste qui relaie cette infox ?! Depuis quand Amazon est-il solidaire ?!

« Un compromis assez intelligent et plutôt bien géré par Bercy […] ». Où se cache le rédacteur en chef pour laisser son journaliste écrire de telles inepties ?

« Le gouvernement ne peut rien faire, c’est une manifestation privée qui ne rentre pas dans le cadre des soldes » peut-on encore lire de ces petits soldats du journalisme

Oui, je suis en colère. Et fatigué de voir tous les lobbies à la manœuvre.
Depuis des années, nous réclamons une politique, des investissements et des esprits tournés vers la protection de notre environnement. Et de nous entendre dire que c’est utopique, que ça ne fonctionne pas comme cela, que ce n’est pas possible, que le gouvernement ne peut rien faire.
Or, pour ceux qui en doutaient encore, nous le constatons depuis 8 mois, tout est VRAIMENT possible pour l’éradication du COVID : mobiliser un pays (le monde), tourner les pensées et mettre une économie (serait-elle mondiale) au service de ce seul objectif.

Alors, oui, sur simple décision, avec en plus les pleins pouvoirs actuels, il était possible pour le gouvernement de dire : « pas de Black Friday cette année »

Le 4 décembre : Non à la bamboche du commerce !

Il y a quelques jours, nous devisions sur nos devoirs de citoyens à nous retrouver en décembre, sur les difficultés pour l’un d’aller voir son papa malade, de l’autre qui s’est vu interdire, parce qu’atteint de la COVID, l’accompagnement à la mort de sa maman en phase terminale de cancer, et de tous ces autres interpellés et réprimandés comme des inconscients par ce qu’ils se baladaient en forêt ou sans attestation. 
C’est vrai quoi, inconscients que nous sommes : stop à la bamboche !
Interdisons à ces jeunes de se retrouver, d’avoir du lien social. Les superlatifs ont été usés jusqu’à la corde pour nous sensibiliser à protéger nos anciens, et prendre soin du milieu hospitalier. 
En occultant les choix politique successifs depuis 1982 : Hôpital public : l’optimisation à mort.

Nous avons transmis à nos enfants, par la morale, le port du masque obligatoire, les fameux gestes barrières, qu’ils sont potentiellement un danger pour les autres, et que les autres sont des dangers pour eux.
Nous doutons, nous nous questionnons depuis 8 mois entre ce que l’on détruit de notre humanité et la nécessaire protection de l’autre, dans nos devoirs pour vivre ensemble

Nous sommes pour une réouverture des commerces, des librairies, nous avons besoin de travailler, de commercer, de faire vivre nos familles. De retrouver des perspectives.  Mais pas comme cela. Pas par cette débauche. Le symbole consumériste de cette journée n’a rien à voir avec le commerce, ni avec la solidarité aux petits commerçants. 

Lorsque Black Friday = Black Cluster

Lorsque mes deux enfants jouent ensemble (7 et 9 ans), je leur dis régulièrement : vous ne pouvez pas changer les règles du jeu comme cela, comme ça vous arrange, au détriment de l’autre. 
Pour les responsabiliser, j’essaie autant que possible d’être cohérent, si ce n’est pas dans les actes, tout au moins dans les paroles. 

Irritable sentiment d’avoir suivi les règles inutilement. Règles aujourd’hui transformées sans aucune cohérence. Impression d’efforts vains, dégoût. Solidaire des petits commerces ! Depuis quand le Black Friday apporte-t-il un plus aux petits commerces ? Eviter les clusters ?! Comment le Black Friday va-t-il réussir ce miracle d’une ruée sans contamination ? Si le risque valait ces mesures, qui, aujourd’hui, est inconscient ? 

Le 13 novembre, il y a à peine 10 jours, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, lançait « Il n’y aura plus de week-end de mansuétude » face à ces terribles croyants irresponsables. Dans le même temps, à Angers, un commerçant était pénalisé parce que son stand « click and collect » ne respectait pas précisément toutes les consignes. 

Mais rassurons-nous, le Black Friday va sauver nos commerçants, et la COVID-19 fera une pause ce WE là. 

C’est insupportable ! 

Le Green Friday contre le Black Friday !

De ce nouveau signe fort de victoire des grands lobbies, sur l’économie, la politique, la santé, de victoire sur nos vies, nous la refusons toujours avec la même force en sachant qu’un autre monde est possible.

Ce vendredi 4 décembre 2020, nous ferons le Green Friday. Le site sera fermé !

Non, il ne sera pas fermé, mais on ne vendra rien…
Uniquement les  coloriages, contes, et autres ressources gratuites resteront disponibles. 

C’est une goutte d’eau dans l’océan. Mais l’eau potable disponible ne représente que 0,4% des 3% d’eau douce de la totalité de l’eau, est c’est bien celle là qui nous est nécessaire pour vivre. 

Dominique Demaegdt

Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Le pouvoir des écrans

Le pouvoir des écrans

Les écrans… Un sujet si vaste que je ne sais comment l’aborder. Leur influence sur les personnes diffère en fonction de l’âge, du type d’écran et du contenu. 

L’influence des écrans est réelle, et ce sont là des outils de transmission puissants que nous avons entre les mains. A nous de faire la part des choses et de choisir leur utilisation. 

Il existe encore quelques controverses qui nient cette influence. Notamment à propos des jeux et images violentes.  Ces polémiques me font penser à celles des années 60 sur le rapport entre le tabac et le cancer. Le « doute » n’existait que dans l’esprit des fabricants de tabac…

Il existe de nombreux articles pour nous alerter sur les dangers des écrans, et des balises simples comme la règle des 3-6-9-12, la sensibilisation de l’enfant sur le fonctionnement de notre cerveau peuvent nous aider à comprendre et à accompagner notre enfant sur ce sujet. 

C’est donc à chaque famille, pour chaque enfant, de trouver des accords pour une relation saine aux écrans. 

Mais si nous sommes aujourd’hui sensibilisés sur les potentiels des écrans, sommes-nous conscients de l’utilisation que nous en faisons, nous, adultes, comme instrument de pouvoir sur nos enfants ? 

Lorsque j’échange avec les parents sur le sujet des écrans,  c’est souvent pour parler des problématiques. Rarement pour parler des bienfaits, ce qu’apporte l’écran, ce qu’il permet et ce qu’il nécessite comme investissement de notre part. Et encore moins, du pouvoir que les écrans nous donnent à nous, adultes.

Vidéo sur la chaîne de Catherine Dumonteil Kremer

Les écrans, notre pouvoir !

Utilisé comme bâton ou comme carotte, l’écran nous donne un grand pouvoir de direction, de manipulation sur nos enfants. Pouvoir que nous avons du mal à lâcher le moment venu. 

Pourtant, bien souvent, nous connaissons mal les possibilités des écrans. Le voyant comme source de distraction, nous passons à côté de ses sources de concentration, d’instruction, de développement, d’autonomie, de partage et de liberté. Les possibles sont tellement vastes qu’il faudrait leur dédier un billet entier de blog. 

De cette méconnaissance des formidables outils qu’ils peuvent être, du pouvoir de direction qu’ils nous procurent, et de nos peurs de leurs inconvénients, nous créons des règles autour des écrans. 

Et ce sont ces règles qui font naître entre nos mains un nouvel instrument de pouvoir. Un pouvoir qui peut être arbitraire : le pouvoir de nous désengager de nos propres responsabilités comme le montre la vidéo ci-dessus. 

Le pouvoir de restriction de l’écran de manière arbitraire (le bâton). En fonction de notre humeur, de notre ressenti, en fonction aussi du comportement de l’enfant : « tu n’as pas été gentil, tu ne jouera pas à la console ». 

Nous disposons également d’un pouvoir de récompense (la carotte, le bonbon, la tétine), pouvoir fondé sur la méritocratie : « finis tes devoirs et tu pourras jouer à la console ». 

Lorsque l’enfant grandit, nous disposons toujours de cette emprise sur lui.
Adolescent, l’enfant s’émancipe. Pourtant, la gestion du smartphone nous laisse une forte ascendance sur lui. Un moyen de conserver notre contrôle parental, de maintenir notre petite puissance, notre piédestal.  L’enfant doit encore nous demander la permission, et nous lui autorisons en recevant au passage un merci, qui flatte notre ego. 

Pourtant, je pense que le smartphone, c’est comme un rite de passage pour l’adolescent : signe extérieur d’émancipation, de liberté et d’autonomie.
Je me souviens à 11 ans de mon premier rendez-vous avec la liberté : mon 1er vélo pour pouvoir aller au collège.  Ai-je commis des erreurs avec ce nouvel outil ? Oui bien sûr : aller au café sans autorisation, m’accrocher derrière un camion pour monter une côte ou tenir le bras d’un ami plus âgé en mobylette. Combien de courses de vitesse, de sens interdits, de slaloms dans les rues piétonnes… 
Il ne s’agissait pas là d’un problème de vélo, ou de smartphone, ce sont juste des outils, des instruments.  Il s’agit d’instruction, d’éducation, de formation à la liberté. Les interdictions n’y faisaient rien tant que je n’avais pas la compréhension. Me priver de vélo ne faisait que repousser le moment de mes péripéties.  Je devais intégrer la liberté, le libre choix, devenir sensible à ce que j’étais et ce qu’étaient les autres… En un mot, grandir.

Alors, dans le même temps où j’observe les dangers des écrans pour mes enfants, je réfléchis sur les possibles et les opportunités qu’ils m’apportent, et je porte un regard critique sur moi-même.

Une introspection nécessaire pour regarder cette règle que je pose. Est-elle là pour me désengager, être tranquille, est-ce un bâton, une sucette (1). Est-elle nécessaire pour mon enfant ou pour moi ? Flatte-t-elle mon ego, me met-elle en position de supériorité ? 
Si cette règle est pour parer un risque, comment j’en parle avec mon enfant ?

Soyons vigilants sur ce pouvoir que nous avons. Sachons, lorsque nous posons une règle, l’identifier car, à chaque fois que nous posons une règle, nous restreignons une liberté. Sachons les faire de qualité, prenons ce temps, car échanger, discuter, revenir sur une règle prend du temps, beaucoup de temps. 

Une règle saine aux écrans est celle qui ne détériore pas la relation parents/enfants, et la laisse équilibrée. 

Dominique Demaegdt

(1) Il m’arrive d’utiliser, même de prévoir, l’utilisation des écrans pour un moment de tranquillité. Par exemple, pour un voyage en voiture. Et je sais qu’à la sortie du trajet, mes enfants auront besoin d’un temps avec moi. 
S’il m’arrive d’avoir besoin de facilité, d’être fatigué, et d’aller vers les possibles du bâton ou de la carotte, je sais aussi que, bien souvent, cela m’empêche de transmettre ce que j’ai vraiment envie de transmettre. Alors, ensuite, j’y reviens. 

Autre article :

Un enfant souffre lorsque ses parents sont constamment sur leur téléphone portable

Quelques livres chez Pourpenser Editions :

6 accords pour vivre en harmonie

Comment vivre au mieux avec les autres, sans blesser et sans se blesser ?

Aline de Pétigny – 5,50 €

Voir le livre

Vivre libre

La liberté. L’enfant et la fée échangent et questionne le thème à travers le

lâcher-prise, l’intuition, le bien être, l’équilibre, le rire, l’énergie…

Aline de Pétigny – 5,50 €

Voir le livre

Friandises Philosophiques – BD
Petites réflexions à déguster et partager comme de petites friandises. De la première à la dernière page, ou au hasard… Mais le hasard existe-t-il vraiment ?
Art-mella – 15,90 €
Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Un hopital transformé en dépôt Amazon.

Un hopital transformé en dépôt Amazon.

 

Amazon ne détruit pas que le commerce, il écrase tout. 

En pleine période de confinement, au moment même où l’ensemble du corps médical est sur le front, épuisé, au moment où les éditeurs indépendants, les libraires, et tous les commerces proches de chez vous vivent des situations difficiles, l’image est forte :

sur l’ancien site du centre hospitalier spécialisé (CHS) de Montbert, Amazon s’installe. 

Contre Amazon à Montbert (44) –
Contre Amazon et son monde

Après « l’abandon » du projet de Grandchamps-des-Fontaines (Peut-être trop proche de Notre-Dame-des-Landes… ?), c’est un nouveau symbole fort que cette implantation prévue de 185 000 m2 d’un dépôt Amazon sur un site où se dressait en 2012 un centre hospitalier spécialisé (CHS). 

Amazon ou la vision d’un monde où le commerce prend le pas sur la santé, l’environnement, l’humain. 

Quitter Amazon, voici une décision que nous sommes fiers et heureux d’avoir prise en 2013. Aujourd’hui, nous pouvons témoigner que se séparer de 30% de son chiffre d’affaire généré par une « pseudo-librairie » est possible. Nous pouvons faire d’autres choix, suivre d’autres voies en tant qu’entreprise et consomm’acteur. Il faut simplement retrouver une vision sociétale, environnementale ET temporelle à long/moyen terme. 
Je comprends que des élus souhaitent dynamiser leur zone économique et conserver un bassin d’emplois de proximité. Mais pourquoi ne semblent-ils pas réfléchir à la globalité et à la durée dans le temps de leurs choix ? 
Certes, ils vont trouver sur leur territoire plus d’emplois (dans un premier temps), mais au prix de la suppression du double de ces emplois tout autour d’eux. Une création de 2500 emplois sur Montbert entraîne une suppression de 5 500 emplois sur le reste du territoire, selon Mounir Mahjoubi
De plus, c’est une vision très court-termiste, car nous pouvons en être sûrs, ces emplois ne sont que temporaires. Avec sa division Amazon Robots, Amazon investit dans l’IA. Les entreprises Kiva Systems, Canvas Technology ont des objectifs clairement exposés de robotisation totale. 
Jusqu’à la livraison

 

Pétition soutenue par Pourpenser : 
Contre Amazon à Montbert (44) – 
Contre Amazon et son monde

Les dégâts provoqués par Amazon ne s’arrêtent pas là : 

Nous ne faisons pas de pilon, nous donnons ou soldons les livres.  La chaîne du livre a beaucoup à se transformer par rapport à cela, nous en sommes conscients. Et si nous trouvons que les réflexions et les changements ne vont pas suffisamment vite, les acteurs du livre en sont conscients. C’est déjà cela.  Amazon a une politique exactement inverse, et « oblige » même à la destruction. En 2018 l’estimation est à 3 000 000 de produits neufs détruits par Amazon. 
Ces produits, ce n’est pas Amazon qui les paye, ce sont les indépendants, les petits fabricants. 
On peut certes se demander pourquoi ces fabricants ne nous suivent-ils pas dans notre démarche, mais le sujet aujourd’hui est la création de l’entrepôt Amazon à Montbert 😉

Pour un coût non neutre :

Pour les communes, le « coût d’investissement » ne sera pas neutre. En 2017, pour la création de la zone, le coût était estimé à 9 235 00 € ! Les communes vont payer des sommes très importantes pour une entreprise qui détruit l’emploi et environnement, et qui vénère le Black Friday. 

Une entreprise dans laquelle, par le confinement de centaines de millions de personnes, un homme gagne 13 000 000 000 $ en une seule journée

Cette vision du monde,
cet impact social et environnemental,
voici ce à quoi dit NON la pétition lancée par :

  • le collectif Mobilis, pôle de coopération des acteurs du livre en Pays de la Loire, dont Pourpenser est membre,
  • l’ALIP, association des libraires indépendants en Pays de la Loire,
  • Coll.LIBRIS, collectif des éditeurs indépendants en Pays de la Loire,
  • la Maison Fumetti, lieu nantais dédié à la bande dessinée.

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Arrêtons de vouloir…

Arrêtons de vouloir…

Texte  d’Aline de Pétigny Voir son blog

En 1999, lorsque je présentais le livre “La princesse et la bergère, et deux autres contes” en parlant de contes philosophiques pour les enfants, je me souviens que la plupart des personnes me regardaient bizarrement, en me demandant si les enfants pouvaient comprendre des histoires abordant le bonheur, la mort ou la confiance en soi.

Parler de “contes philosophiques” passait. Parler de “contes pour enfants” passait aussi. 

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Mais parler de “contes philosophiques pour les enfants”, là, ça posait question.

Vingt ans plus tard, nous trouvons normal de parler de philosophie aux enfants et c’est une belle chose.

Mais…
Eh oui, dans beaucoup d’histoires il y a un “mais”…

Mais, si tous les thèmes que nous abordons depuis près 20 ans chez Pourpenser sont maintenant “à la mode” (quel vilain mot !), et que beaucoup de livres abordent désormais ces sujets de confiance en la vie, de bonheur, de relation avec soi-même, ces thèmes sont abordés bien souvent avec pour objectif un résultat pour l’enfant, pour qu’il fasse mieux, qu’il fasse plus, qu’il soit performant, qu’il sache “gérer” (oh, quel autre vilain mot !) ses émotions, ses apprentissages et que sais-je encore !

Bien sûr, les bonnes intentions sont là, je n’en doute pas.

Mais, quand je lis dans les projets que nous recevons un projet sur le coaching pour apprendre à un enfant à partir de 5 ans à aller vers ses rêves… je me pose des questions.

Quand j’entends les parents qui veulent travailler sur les émotions avec leurs enfants… je me pose des questions.

Quand je vois des personnes s’extasier devant une émission sur les performances d’enfants très doués, sans se poser la question du pourquoi et du comment ces enfants, à 10 ans, arrivent à de telles performances et si leur surexposion médiatique est une bonne chose… je me pose des questions.

Quand j’entends des parents demander à leurs enfants de 18 mois, 3 ans, 5 ans, de comprendre et gérer leurs émotions… je me pose des questions.

Quand j’entends des adultes me dire que les enfants ont des problèmes, sans percevoir que l’enfant, en général, n’a que les problèmes que les adultes lui donnent…  je me pose des questions.

En fin de compte, quand je vous dis “je me pose des questions”, je vous mens. Je ne me pose pas de questions. J’ai mal, j’ai envie de pleurer, et parfois je pleure. J’ai envie de crier, et parfois je crie.
Je ne sais pas comment vous dire… Ah si ! Je ne gère pas mon émotion !
Et je n’ai aucune envie de la gérer !

Cette émotion liée notamment à l’injustice me dit que je suis vivante.
Je suis heureuse, non pas d’avoir envie de pleurer ou de crier, mais heureuse de n’être pas indifférente, de percevoir ce que je perçois.

Nos enfants ne sont pas de simples vases à remplir.

Cessons d’être en attente de résultat. Soyons conscients des problèmes que nous leur créons en n’étant pas réellement à leur écoute. Arrêtons de vouloir. SI je suis en train de vouloir, je ne suis pas à l’écoute de ce qui se passe, je ne suis pas prêt à accueillir ce qui est, mais je suis en attente de ce que je veux.

Et là, je pense, est la source d’une très grande partie de nos problèmes ! (je n’ose pas dire “tous nos problèmes”…).
Nous voulons, nous nous accrochons à nos attentes, et alors nous ne sommes pas en mesure d’accueillir.
Je ne dis pas que c’est facile, bien sûr que non ! Mais c’est nécessaire.

Déjà, prendre conscience de ces mécanismes, et veiller, quand ils se mettent en place à ne pas s’en vouloir et à remplacer le “je veux” par un souriant et léger “je souhaite”.

Arrêtons de vouloir. Ayons la sagesse de simplement souhaiter et sachons accueillir avec grâce même ce que nous n’attendons pas.



Aline de Pétigny Voir son blog

 Quelques livres :

Ma vraie nature illustré par Aline de pétigny

Ma vraie nature | conte philosophique – Aline de Pétigny 

Une aventure qui questionne le monde, la relation à soi, aux autres, à l’environnement.
Une exploration magique de l’infini, où  chaque pas réalisé nous rapproche des autres.

Un livre au coeur duquel on peut se perdre sans crainte…
mots clefs :
#découverte 

Et si j'accueillais ma vraie nature ? Guide de questionnements personnels illustré par Aline de Pétigny

Et si j’accueillais ma vraie natureAline de Pétigny 

Un petit guide de jardinage intérieur.
Si nous prenions ensemble le temps de poser un regard doux et aimant sur nous-même pour accueillir notre vraie nature ?

Petit guide de jardinage intérieur

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Le soleil baissait à l’horizon…

Le soleil baissait à l’horizon…

Le partage

Texte d’introduction dGalou du « Pense à sourire N°7« , sur le partage.

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La mer, d’un bleu profond dansait.

Je venais de passer dix jours en famille et je me rendais compte qu’à aucun moment, je n’avais pu savourer leur présence… pourquoi ? je n’étais pas disponible, j’avais besoin d’espace ! Pourtant c’est moi qui les avais invités ! j’étais la seule responsable,  responsable de mes choix, choix que je n’assumais pas… 

À réfléchir sur le sujet du partage, j’en venais à me dire que je n’y connaissais absolument rien, ou du moins j’en avais l’impression… Je me sentais emmurée dans une tour dont je ne trouvais pas la sortie ! Alors, de là à établir une relation avec les autres… cela m’était juste impossible ! 

J’avais besoin de me retrouver ou plutôt de me trouver, de me découvrir dans la solitude. Être face à moi-même m’apaisait. J’avais besoin de m’effacer, de regarder la cime des pins, me fondre dans les vagues et oublier. Oublier les complexités de ma vie intérieure, me reconnecter. Découvrir cette solitude m’apportait un profond réconfort, une simplicité… 

Pas de nourriture à préparer, pas de choses à penser, pas de discussion à entretenir, juste me laisser vivre, suivre mes élans, me reconnecter à la créativité que j’avais laissée de côté depuis quelques temps, écouter le silence…

Quand quelqu’un était près de moi, c’est comme si je ne m’autorisais pas, comme si l’autre prenait toute la place et que je m’empêchais d’exister… J’aurais aimé être autrement, rayonnante, sociable, joyeuse, disponible… Je me sentais tout le contraire !

Une fois de plus, je n’avais pas su écouter mon besoin de solitude qui s’imposait depuis plusieurs mois… Pourquoi ? 

Pour continuer de fonctionner « normalement » ? Pour avoir l’impression d’être « normale » ? Mais qu’est-ce que la normalité ? 

Je me rendais péniblement compte que la bienveillance que j’avais cru développer envers moi-même ces dernières années était toujours aussi fragile… Et pourtant, il y a quelques temps, je n’aurais pas pu écrire ces lignes en imaginant les partager !

Aline m’avait dit « prends ton ordi et vas‑y ! », ce que j’avais fait, mais j’aurais voulu partager une histoire, quelque chose de « présentable », de poétique, à l’image de ce que je sens en moi. 

Au lieu de cela tout ce qui venait parlait de moi et de mes difficultés… 

Un extrait de « Pense à sourire » le magazine de Pourpenser que vous pouvez télécharger gratuitement sur le notre site. 

Extrait de :
Pense à sourire N°7

Découvrez les autres titres édités chez Pourpenser Editions sur le partage

Le jardin partagé 

Le jardin partagé, un album jeunesse sur la coopération, la solidarité, le partage. 

Le singe et la pêche

Le singe et la pêche, un conte drôle et poétique sur la cupidité, le partage des ressources et la différence entre besoin et envie…
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Ce monde d’après qui existe déjà ?

Ce monde d’après qui existe déjà ?

Le monde d'après

Ce monde d’après… qui existe déjà ?

Depuis quelques semaines, il n’y a pas une journée sans l’évocation de la naissance d’un monde d’après.

Nombreuses sont les versions, du plus sombre au plus lumineux, mais beaucoup évoquent un monde plus en lien avec le vivant, où les inégalités diminueraient. Un monde où la compréhension de l’autre permettrait d’apaiser les conflits. Un monde où l’être passerait avant l’avoir et le paraître. Un monde où l’équilibre serait plus recherché que le profit…

A sillonner la France et à me documenter depuis une vingtaine d’années, je sais que ce monde-là se construit déjà depuis longtemps. Il demande juste à être mis en avant, à être proposé en modèle désirable plutôt que caricaturé ou réservé à des personnes qui ont le temps de sortir du schéma transport-boulot-dodo.

Qu’avec la crise actuelle, de nouvelles personnes découvrent qu’une autre façon de penser le monde est nécessaire, je le conçois.
Par contre, pourquoi chercher de nouvelles solutions alors que de nombreuses initiatives existent depuis plusieurs décennies ?

Réinventer est souvent joyeux, mais n’est-il pas plus efficace de s’appuyer sur l’existant, de bénéficier de son expérience et contribuer à son amélioration si cela s’avère nécessaire ?

Je ne suis pas historien, mais je sais que l’aspiration à une organisation de la société plus juste n’est pas nouvelle.

Sans remonter les siècles, il me semble que nous avons en France des associations, des entreprises, des collectifs qui œuvrent depuis 15, 20 ou même plus de 50 ans pour des rapports humains apaisés, d’autres manières d’enseigner, une agriculture respectueuse des sols, une économie solidaire qu’elle soit locale ou au delà, une alimentation saine, élément essentiel de notre santé.

Aujourd’hui, il existe bien quelques magazines (je pense notamment à Kaizen, L’âge de faire, ou Féminin Bio) qui présentent ces initiatives, mais, encore une fois, nous sommes loin de toucher 25% de la population.

Par ailleurs, la nouveauté faisant vendre, lorsque des projets sont présentés dans les médias généralistes, ce sont souvent de nouvelles ou récentes initiatives qui sont mises en avant pendant que des acteurs présents sur le terrain depuis de longues années restent invisibles.

La seule exception me semble être Carnets de campagne sur France Inter. Un grand bravo et merci à Philippe Bertrand pour sa ténacité.

Je parlais par exemple dernièrement avec Anne-Laure Nicolas : l’écolieu du Bois du Barde a plus d’une dizaine d’années. Ce projet est riche d’expériences à partager. Je pense également à nos maraîchers, Irène et David, (en bio depuis 1996, et en non travail du sol depuis 2012). Qui connaît ces projets en dehors du bouche à oreille ?

Je suis certain que chacun·e de nous connaît ainsi un ou deux projets exceptionnels dont aucun média ne parle et qui nous montre que ce monde d’après existe déjà.

Alors, je prends un engagement et vous propose un petit défi ici !

Albert.

 

3 livres pour cet été !

9782371761254
208 pages – monochrome
Format 14,8 x 21 cm
A partir de 15 ans
16,50 €TTC

Auteure : Isabelle Steenebruggen

Être son fils

Hors collection, cette histoire est pour vous, adultes. Bouleversante, époustouflante, une aventure presque vraie, qui nous ouvre les yeux sur les autres réalités de notre monde : le Sri-Lanka des années 70 à aujourd’hui, le parcours d’un enfant seul.

Et, en lisant l’histoire d’Hidli, on intégre le véritable sens du commerce équitable.

Isabelle Steenebruggen de lapachamama.eu distribue nos livres pour la Belgique. La plupart de ses fournisseurs viennent du Sri-Lanka.

Déjà disponible

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Barnabé et la tour d’Ivoire

Un regard, un pas de côté sur la société, l’environnement et le vivre-ensemble.

Barnabé De Mont Moulin D’Escalope Sur Jus De Groseille est énervé que personne n’arrive à retenir son nom en entier. Il décide de partir à la conquête de la gigantesque Tour d’ivoire pour graver son nom dans les mémoires.

Il vivra une grande aventure et des expériences incroyables. Son ascension le confrontera à des personnages hauts en couleur, aux logiques étranges. Il fera aussi de belles rencontres, qui se termineront parfois par des adieux déchirants.

Acharné, il va mûrir et apprendre quelque chose de très précieux.

232 pages d’une épopée mêlant le burlesque, des rencontres dignes de celles du Baron de Münchhausen, et des réflexions de celles du petit prince… Un roman d’aventure jeunesse dans lequel les adultes adoreront se replonger…

Lecture autonome à partir de 10 ans.
270 pages N&B
Format 15 x 21 cm

15 €

Auteur : Nicolas D. Morillon
Illustrateur : Baptiste Puaud

 

Déjà disponible
Fait partie de l’AMEL

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Dès 4 ans
48 pages couleurs
Format 20 x 20 cm

12,50 €

Auteure – Illustratrice : Aline de Pétigny

Les voyages d’Ulysse

Qui sommes-nous réellement ?

La poésie et l’imaginaire sont des sources qui nous nourrissent, nous relient à nous-mêmes et donc aux autres, des fils pour ne pas se perdre, des liens pour se retrouver.

Laissons-nous nous reconnecter à la nature, aux éléments, aux arbres, aux animaux et laissons la place à la magie de l’imaginaire !

 

A paraître le 25 juin
Fait partie de l’AMEL

Voir le livre

Le choix des sujets, un parti pris.

Nous recevons pas loin de 200 projets par an. Un coup de cœur, une émotion présente, un rire, des larmes, des frissons, le questionnement, c’est tout cela qui va guider nos choix.

Temporaire
Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Quitter Amazon… et après ?

Quitter Amazon… et après ?

Un an après, il nous semble intéressant de partager notre expérience, tant auprès de nos confrères éditeurs qu’auprès des libraires.

Plus que jamais, nous sommes convaincus de la complémentarité entre circuit court (vente directe) et économie locale (commerce de proximité).

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Rapide retour sur notre expérience

Pourquoi nous pensons que cela fonctionne pour nous ?
  • Nous avons depuis notre création une ligne éditoriale très claire et des formats facilement identifiables.
  • Nous aimons créer du lien avec nos lecteurs, que ce soit à travers les salons ou en ligne avec les médias sociaux.
  • Nous n’avons jamais hésité à présenter nos livres dans des lieux où ils sont attendus en terme de contenu, quitte à sortir nos livres de “la chaîne du livre”.
  • Nous investissons du temps et de l’argent dans notre site internet ( -> notre site nous coûte 35% des ventes réalisées sur celui-ci).
  • Nous expliquons à nos clients-lecteurs les raisons de nos choix et les incitons à acheter soit en direct (site / salons), soit en local (librairies / boutiques bio) : nos lecteurs sont nos meilleurs commerciaux !
  • Nous proposons à nos clients-lecteurs les plus fidèles des offres telles que des abonnemen0ts et des souscriptions (voir notre concept d’AMEL).

Ce que nous pouvons encore améliorer :
  • Le lien avec les libraires (c’est vrai qu’aujourd’hui, ce sont principalement nos lecteurs qui ont ce lien, pas nous), et travailler à des offres commerciales plus intéressantes pour eux, sans être pénalisantes pour nous.
  • Le lien entre nos auteurs et les libraires (très peu de signatures en librairie ou sur des salons d’auteurs).
  • Ouvrir notre réflexion et travailler avec d’autres éditeurs et des libraires à redéfinir le lien éditeurs-libraires. Notre souhait : que les associations d’éditeurs et de libraires récemment créées en Pays de la Loire puissent nous servir de relais, en lien avec le tout nouveau Pôle de Coopération des acteurs du livre et de la lecture.
Nous sommes réalistes : les libraires ont besoin de vendre pour survivre, mais des livres peu connus se vendent peu… Ils ont donc tout intérêt à mettre en avant les livres qui sont le plus connus, ou tout au moins, qui font le plus parler d’eux.

En vendant nos livres hors des librairies, en cultivant le lien avec nos lecteurs, nous développons petit à petit la notoriété de nos auteurs et de la maison. Si, dans le même temps, des libraires mettent de temps en temps quelques titres en avant, et si nous incitons nos lecteurs à visiter les librairies, nous pensons développer un cercle vertueux qui peut, à terme, être profitable à tous.

Si ces quelques retours/idées/observations permettent d’avancer dans un questionnement et une relation plus sereine entre acteurs du livre, nous en serons heureux.

N’hésitez pas à commenter ou à nous envoyer vos remarques par courriel.



Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Pourquoi nous avons quitté Amazon

Pourquoi nous avons quitté Amazon

Crédit photo : Gwaar, photographe japonais (gwaar/Flickr/CC).

Il y a quelques années, lorsque nous assurions nous-mêmes la diffusion et distribution de nos livres, Amazon nous avait approchés avec son programme « avantages ». Un programme où le site de vente en ligne reverse royalement aux petits éditeurs 50% du prix du livre deux mois après avoir encaissé les 100% de la part des clients internautes.

Face à de telles conditions, nous avions préféré décliner l’offre (avec quel argent croyez-vous qu’Amazon “offre” les frais de port à ses clients ?).

Fin 2011, lorsque nous avons confié la distribution en librairie à Pollen, nous avons accepté que nos livres soient mis en avant sur ce site, il nous semblait important que nos livres soient aussi disponibles que possible.

Un jour, en regardant les rapports de vente, nous constatons que la remise de certains livres dépasse largement les 40% (alors que nous accordons plutôt autour de 30% aux libraires).
Du coup, fin juin, nous demandons à notre distributeur de retirer nos livres d’Amazon.

Cela aura pris quelques mois, mais depuis le début 2013 c’est fait. Les quelques livres de Pourpenser que vous pouvez encore trouver sur Amazon proviennent de revendeurs indépendants qui passent par Amazon.

Il y a quelques semaines, nous avons fait le point : en 2012, sur les ventes en librairies, Amazon a représenté à lui seul plus de 22% de nos ventes ! Nous ne pensions pas qu’Amazon était à ce point en position dominante.

Nous faisons le pari que ces 22% retourneront en partie sur le réseau des librairies indépendantes, et sur notre propre site. C’est pour nous une manière de nous sentir plus en cohérence avec nos choix d’indépendance et de soutien au commerce local.

Fin décembre un site anglais (Ethical Consumer) a lancé une campagne de boycott contre Amazon. Certes, les clients peuvent choisir de ne pas aller sur Amazon, mais c’est tout de même nous, éditeurs, qui décidons – ou pas – de mettre nos livres en vente sur tel site ou dans tel réseau de distribution.

Un des nombreux entrepôts d’Amazon – Voir le l’article à ce sujet sur flux et fixe

Je parlais il y a peu de cela avec un confrère éditeur qui me disait : « Je vous comprends, mais moi, je ne peux pas quitter Amazon. Si je fais ça, je coule la maison ».

Nous avons pu quitter le dealer car nous n’étions pas encore dépendants. La vente en librairie représente environ 15% de notre chiffre d’affaires. 22% de 15%, ça reste encore raisonnable. Mais pour de nombreux confrères, les ventes sur Amazon dépassent les 20% de leur CA total. Vous ne pouvez pas dire « adieu » à 20% de votre CA aussi facilement que ça…

Et s’il était là, le noeud du problème ?
N’y aurait-il pas des pistes à étudier pour permettre à des éditeurs qui le souhaitent de sortir de cette « Amazon-addiction » ?

Que serait Amazon sans le contenu fourni par les éditeurs ?
Contenu lui-même créé par les auteur-e-s.
Mais Amazon semble avoir déjà prévu la partie suivante : puisqu’aujourd’hui il s’adresse directement aux auteurs en leur proposant de publier directement en numérique – avec son format propriétaire.

Bref… Nous sommes bien contents d’avoir rapidement coupé les liens avec ce géant et de proposer aujourd’hui un programme adapté aux libraires qui souhaitent nous suivre de plus près.

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