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Rencontres estivales de Pourpenser

Rencontres estivales de Pourpenser

Depuis maintenant 10 ans, toute l’équipe de Pourpenser profite de l’été pour se retrouver pendant 5 à 10 jours et inviter quelques ami·e·s de la maison à passer. Ces rencontres permettent d’apprendre à (mieux) se connaître entre artistes, prestataires, jardinières, passeurs, lecteurs et lectrices… Et ce, dans un rythme différent de celui des salons et festivals.

Cette année, nous avions décidé de limiter les invitations à seulement quelques jardinières présentes autour de la Vendée et nous avons finalement annulé ces invitations à la dernière minute compte tenu des nombreux points qui surgissaient au fur et à mesure de nos échanges.

Nous n’allons pas rentrer ici dans le détail de nos échanges, mais c’est avec grand plaisir que nous vous partageons ce qu’il en ressort :

  • Une grande fête pour les 20 ans de Pourpenser : cette fête aura lieu en Vendée, tout début juillet 2023. Nous avons de très belles idées pour faire de ces quelques jours des moments riches d’échanges et de joie.
  • Une fin d’année 2022 riche en salons, festivals et rencontres : 12 rendez-vous de septembre à décembre à Paris, Notre-Dame du Marillais (49), Presqu’île de Ruys (56), Jard sur Mer (85), Lille, Lyon, Mouans-Sartoux (06), Nantes, Pau…
  • Départ de Dominique en 2023 : après 10 ans à nos côtés sur l’opérationnel du projet, Dominique sent l’envie et le besoin d’aller à la découverte de nouveaux projets.
  • Un nouveau site internet et un outil de gestion open source : ces 2 projets sur lesquels Dominique travaille depuis déjà un bon moment vont entrer en phase de production dans les semaines à venir.
  • Un programme de publications pour 2023 presque finalisé : ce ne sont pas les projets qui manquent, le plus compliqué est de reporter à 2024 ceux que nous pourrons pas éditer de suite ! Nous souhaitons limiter les nouveaux projets à éditer afin de nous consacrer au mieux à leur diffusion tout en gardant du temps et de l’énergie pour le reste du catalogue.
  • Validation des statuts de la coopérative : nous avons validé les points qui restaient en suspend, il reste maintenant à finaliser les statuts avec l’URSCOP et CERFrance. La signature finale est prévue pour le 27 septembre.

La coopérative et le cœur opérationnel

« Rendre plus visible et concret ce que nous faisons de façon « évidente » depuis le début du projet« 
« Formaliser un peu et imaginer des cadres mouvants autour d’invariants structurants« .
Voilà comment je présentais il y a quelques mois le travail en cours sur le changement de notre structure.

Nous nous sommes quittés vendredi autour de ces petits dessins tout simples qui de notre point de vue résument assez bien la structure coopérative que nous mettons en place et le cœur opérationnel du projet.

Préambule des statuts de notre coopérative…

Préambule des statuts de notre coopérative…

Dans le cadre de la transformation de notre structure, nous sommes amenés à mettre en mots les valeurs et les engagements que nous portons à travers Pourpenser.

Comme je le disais déjà dans un précédent billet « l’idée derrière tout ça est de rendre plus visible et concret ce que nous faisons de façon « évidente » depuis le début du projet. »

Après avoir hésité entre une société commerciale de l’ESS avec un agrément ESUS et une coopérative, le choix se porte sur la coopérative et plus spécifiquement une Société Coopérative d’Intérêt Collectif, une SCIC.

Vous trouverez à suivre le préambule des nouveaux statuts en cours de rédaction.

Bonne lecture !

Pendant que vous êtes là, j’en profite pour vous inviter à découvrir le dernier titre paru chez Pourpenser : La fabrique des plantes de Yoan Coudert, illustré par Louise Joor et avec une préface de Francis Hallé. Un titre que vous pouvez commander sur notre site ou directement dans votre librairie habituelle !

Préambule

Pourpenser : Méditer longuement ; penser mûrement à (un but donné).
Examiner quelque chose sous tous ses aspects,
envisager toutes les éventualités que présente quelque chose.

1. Finalité d’intérêt collectif de la SCIC

La raison d’être de ce projet collectif est de transmettre et partager du questionnement, d’inspirer et faciliter pour chacun, petit et grands, le pas de côté, le pied dans la porte, le grain de sable permettant de se reconnecter à soi, aux autres et par là même à l’ensemble du vivant.

Pour réaliser ce projet, Pourpenser rassemble des ressources qu’elle met à disposition de celles et ceux qui le souhaitent.

Ces ressources sont créées par des artistes et sélectionnées pour la résonance qu’elle provoque chez Pourpenser.

Ces ressources peuvent être multiples et variée, matérielles, numériques ou immatérielles.  Pourpenser peut proposer des livres, des jeux, des affiches mais également des vidéo, des interventions, du théâtre…

La mise à disposition peut être libre ou conditionnée à rémunération en fonction des besoins et des circonstances. Cette mise à disposition peut-être directe ou indirecte et s’appuyer sur un réseau de passeurs et jardinières : des structures et personnes à même de créer le lien avec le public.

Pourpenser veille à rester en cohérence entre les valeurs partagées dans les ressources sélectionnées et la manière de les transmettre.

Une attention toute particulière est portée sur le bien-être des personnes impliquées et sur l’empreinte environnementale.

Par essence, une maison d’édition est un organe collectif.

C’est donc par la constitution d’une communauté ouverte d’artistes, d’artisans et artisanes du livre, de passeurs et jardinières, de lecteurs et lectrices partageant ces mêmes objectifs que Pourpenser entend réaliser son projet.

La SCIC permet de formaliser ces interactions et de donner une place aux personnes diversement investies dans cette entreprise : cette association de parties prenantes apparaît comme la garantie de la pérennisation, du développement et de l’indépendance de Pourpenser.

2. Valeurs

La réalisation de ce projet s’articule autour de quelques invariants :

  • nous sommes faillibles, nous acceptons donc d’apprendre par l’expérience,
  • nous souhaitons travailler dans la confiance et la coopération,
  • nous souhaitons avoir une empreinte aussi faible et légère que possible, tant sur le travail des artistes que sur l’environnement,
  • ce qui est autour de nous est source d’inspiration,
  • un cadre est là pour faciliter un projet collectif et répondre au besoin de sécurité de chacun, lorsque celui-ci limite, contraint, il doit être remis en question collectivement.

3. Principes d’actions

La société coopérative Pourpenser se développe autour de trois axes : agir en tant qu’acteur culturel, participer à la diffusion de pratiques sobres en ressources et créatrices de lien, maintenir une activité économique pérenne.

a/ Un projet culturel

Par son catalogue de ressources variées, la société coopérative Pourpenser participe à la transmission du questionnement, incite à la curiosité et à la découverte de la différence. L’ensemble de ces ressources est mis à la disposition d’un public aussi large que possible avec une intention d’aller au plus proche des publics éloignés.

b/ Un projet de société

Au delà des ressources proposées, la société coopérative Pourpenser souhaite participer activement à l’expérimentation et à la diffusion de pratiques joyeuses sobres en ressources et créatrice de lien. A ce titre, Pourpenser s’implique activement dans d’autres projets collectifs œuvrant au bien commun.

c/ Un projet de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS)

Le choix de la forme de société coopérative d’intérêt collectif constitue une adhésion à des valeurs coopératives fondamentales telles qu’elles sont définies par l’Alliance Coopérative Internationale avec notamment :

  • la prééminence de la personne humaine ;
  • la démocratie ;
  • la solidarité ;
  • un sociétariat multiple ayant pour finalité l’intérêt collectif au-delà de l’intérêt personnel de ses membres ;
  • l’intégration sociale, économique et culturelle, dans un territoire déterminé par l’objet social.

Le statut SCIC se trouve en parfaite adéquation, par son organisation et ses objectifs, avec le projet présenté ci-dessus.

4. Évaluation des actions menées

Dans le but d’émettre annuellement notre bilan d’utilité sociale et de le porter chaque année à la connaissance de l’Assemblée Générale ordinaire, nos engagement seront mesurés et évalués à partir de critères objectifs.

Les critères permettant d’apprécier la réalisation de ces objectifs sont a minima les suivants :

Action culturelle
  • nature et nombre des ressources proposées
  • nombre de ressources diffusées
  • nombre de nouveaux/nouvelles artistes diffusées
  • nombre de manifestations auxquelles Pourpenser a participé
Action de société
  • nature et nombre de projets auxquels Pourpenser a participé
  • nombres d’heures consacrées par les salarié·es et les coopérateur·rices bénévoles
Action économique et sociale
  • évolution du CA global
  • nombre de sociétaires
  • nombre d’heures de travail effectuées par les salarié·es et les coopérateur·rices bénévoles
  • montant des salaires et indemnités versées aux artistes, prestataires et intervenant·es

Au-délà de ces critères, et de ces trois catégories, tout ce qui atteste du rayonnement du projet peut être pris en compte : abonné·e·s aux lettres d’information et aux réseaux sociaux, mentions dans la presse et les médias, obtention de labels, reconnaissance institutionnelle, etc.

Agrément ESUS ou passage en coopérative ?

Agrément ESUS ou passage en coopérative ?

La semaine dernière l’équipe de Pourpenser se réunissait pour faire le point sur les projets en cours et travailler sur la révision des statuts pour adapter au mieux notre structure à nos modes de travail et au futur souhaitable pour la maison d’édition.

Depuis plusieurs mois nous nous orientons vers une SAS avec des statuts de société commerciale de l’ESS en vue d’obtenir un agrément ESUS. Lorsque nous avons réalisé qu’un salarié ayant un mandat social perdait ses droits à Pôle Emploi cela nous a quelque peu refroidis et nous nous sommes tournés vers les statuts coopératif : SCOP et SCIC.

Une SCOP est vraiment tournée vers les salariés. Hors, dans notre cas, tout le monde dans l’équipe n’aspire pas au salariat et surtout, notre souhait est de pouvoir à terme intégrer au mieux des artistes à la gouvernance du projet.

Illustration : CRESS de La Réunion

En ce sens le modèle de SCIC : Société Coopérative d’Intérêt Collectif nous semble vraiment intéressant à étudier de plus près. L’édition est par nature un projet collectif faisant intervenir de multiples parties prenantes.

Nous avons par ailleurs découvert qu’il existait déjà plusieurs maisons ayant adoptés ce modèle dont les éditions Anacharsis, Deuxième époque ou les éditions Théatrales.

Nous allons donc voir pour échanger avec ces coopératives et continuer à travailler sur la transformation de notre maison…

Changements à venir…

Changements à venir…

Il y a quelques semaines j’annonçais que nous venions de signer pour un accompagnement avec la Chambre d’Economie Sociale et Solidaire (CRESS) des Pays de la Loire pour nous aider à passer notre structure actuelle (une sarl classique) en une entreprise commerciale de l’économie sociale et solidaire.

L’idée derrière tout ça est de rendre plus visible et concret ce que nous faisons de façon « évidente » depuis le début du projet… il y a déjà 20 ans ! Formaliser un peu et imaginer des cadres mouvants autour d’invariants structurants.

Ce changement va également passer par un changement de statuts et de forme juridique, nous sommes accompagnés pour cela par le service juridique de CERFrance 49.

Dans les semaines et mois à venir, je vais essayer de prendre le temps de venir vous raconter régulièrement les étapes que nous traversons, qui sait, peut-être cela pourra intéresser d’autres maisons d’éditions et d’autres PME ?

D’ici là, si vous ne la connaissez pas déjà, je vous invite à découvrir Unikarb, la BD de Laura Hedon qui est récemment sortie et qui fait partie de nos meilleures ventes en librairies en ce début 2022 !

Du sens et des livres…

Du sens et des livres…

Chez Pourpenser nous avons fait le choix de l’auto-diffusion. Cela signifie qu’il n’y a pas d’intermédiaire entre nous et les libraires pour présenter la maison et les titres du catalogue.

Cette démarche commerciale, je l’ai reprise il y a quelques mois et j’aime prendre le temps d’un courriel mensuel aux libraires qui nous suivent. Habituellement, dans ce courrier je parle des nouveautés à venir, présente les artistes, rappelle les engagements de la maison…

Ce matin, j’avais beau retourner mon texte dans tous les sens, les mots ne venaient pas.

Et puis, finalement, j’ai laissé courir les doigts sur le clavier.

Extrait :

Il y a 2 semaines je me réjouissais d’aller passer quelques jours à Lyon avec nos amies Sarah et Angela de La Cabane Bleue. Et la veille de notre départ, nous apprenions la décision de Vladimir Poutine d’envahir l’Ukraine… Y’a mieux pour se réjouir, non ?

Alors oui, j’ai la chance d’être au cœur d’un projet riche de sens. La chance également de voir que les livres de Pourpenser se vendent suffisamment bien pour me laisser du temps afin de m’impliquer dans des associations. Mais combien de temps allons-nous pouvoir collectivement tenir ainsi ?

Lorsque nous avons lancé le projet de Pourpenser il y a 20 ans avec Aline, notre souhait était d’apporter notre contribution à un monde meilleur… Et là, je me dis que c’est pas gagné…

Cependant je continue à croire que des textes sensibles peuvent semer du questionnement, faciliter le décalage du regard et, pourquoi pas, aider les hamsters que nous sommes parfois, à sortir de la roue. 

Lors de ce salon à Lyon, j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver les lecteurs et lectrices que je n’avais pas vu depuis 2 ans (à l’exception du Festival du livre de Mouans-Sartoux en octobre dernier). Les échanges étaient riches : et nous passions rapidement du « je cherche un livre pour un enfant de 7 ans » à « qu’est-ce que je souhaite transmettre à un enfant que j’aime ?« 

Poser la question de la transmission, des valeurs que nous souhaitons partager transforme un acte d’achat devenu presque banal en une démarche consciente et militante.

Un livre n’est définitivement pas un bien matériel comme bien d’autres. 

« Le chant d’un oiseau« , un texte d’Ingrid Chabbert illustré par Marjorie Béal


Pas de pistage chez Pourpenser !

Pas de pistage chez Pourpenser !

La CNIL estime que le transfert des données collectées par Google Analytics est illégal, ça tombe bien : chez Pourpenser nous n’utilisons pas Google ni d’autres outils pour vous pister sur notre site !

La nouvelle a fait bouger quelques millions d’octets ces derniers jours que ce soit dans des médias spécialisés comme le Journal du Net, Numérama, LMI ou généralistes comme Le Monde ou Le Figaro ou Libération.

Il existe bien un outil ouvert proposant des fonctionnalités performantes d’analyse du trafic d’un site web et compatible avec la législation française et la RGPD. Mais pour le moment nous ne nous sommes pas résolus à utiliser ce type de pistage, même anonymisé, tel que le propose Matomo.

Alors oui, sans doute ne sommes nous pas ultra performants dans nos emails et notre marketing digital. Peut-être devrions nous porter un peu plus d’attention à celles et ceux qui nous disent qu’il est possible d’allier responsabilité numérique et pistage…

Mais pour le moment, nous ne sommes pas convaincus et nous continuons de faire confiance au bouche à oreille sans algorithmes, à la recommandation d’humain à humain, pour faire connaître ces livres qui nous touchent et que nous proposons à notre catalogue.

Et toi, connais-tu les Confkids ?

Et toi, connais-tu les Confkids ?

Lors d’une récente discussion avec Nora et Julien de l’équipe d’e-graine (une association dont je vous parlerais prochainement…) Julien me demande si je connais les Confkids
Et bien, maintenant, oui ! je connais ce projet imaginé et animé par Déborah Le Bloas

Illustration Olivier Sampson

Des conférences discussions pour enfants à partir de 8 ans

Le projet part d’un constat simple : aujourd’hui les enfants ont accès à l’ensemble des informations et nombreux sont conscients des enjeux et de l’urgence d’une transition.

D’un autre côté, ces informations ne sont que très rarement adaptées à une compréhension active des enfants. Soit le propos n’est pas à leur hauteur, soit, à force de simplification nous privons les enfants d’une capacité de participation aux solutions.

L’idée des Confkids est de créer ce lien entre des personnes actives et porteuses de solutions et des enfants curieux. Comment ? avec des conférences / dialogues / ateliers organisés dans des écoles, entreprises ou une salle municipale et des événements en ligne, ou les enfants peuvent participer, poser leurs questions.

Les Confkids déjà réalisées sont disponibles gratuitement et vous y trouverez des sujets tels que : science et conscience, oser réaliser ses rêves, la biosphère : tous reliés, l’océan du vivant, transformer notre monde, bien s’informer, les robots sont-ils vraiment nos amis ? …

Et hop, voici à titre d’exemple, le « best-of » de la Confkids sur Biosphère et tous reliés avec Jean-Pierre Goux :

Le seul bémol que j’apporterai à mon enthousiasme est de voir que Confkids s’appuie sur des outils propriétaires souvent liés au GAFAM mais j’attribue cela à un manque de moyens et de compétences et je me dis que Confkids et des Chatons pourraient surement imaginer ensemble un bel ecosystème numérique pour accueillir ces échanges riches de sens et porteurs d’espoir.

Organiser son travail, gestion des priorités.

Organiser son travail, gestion des priorités.

J’ai ri de moi, mercredi dernier, en voyant ce que j’avais fait d’une bonne partie de ma journée alors que je suivais la veille, le mardi, une journée professionnelle avec le Coll.LIBRIS et Livre et lecture en Bretagne sur le thème : optimiser son temps de travail et gérer ses priorités.

Mardi, nous avons longuement échangé sur là où nous mettions notre énergie.

Les éditeurs du coll.libris, sont tous plutôt engagés, le travail que nous réalisons se situe bien souvent dans la vocation, la passion, et avons du mal à passer dans l’Ikigai. Ensemble mardi, nous avons repris les ToDoux listes de chacun. Et au réveil mercredi matin j’étais vraiment volontaire pour être dans l’Ikigai ! Surtout que la maison d’édition à un besoin cruel de diffuser son catalogue et sa brochure.

Puis voilà que j’entends l’interview d’un politique sur les difficultés de mises en œuvre des objectifs carbone de la cop26 sur les transports. Je ne pouvais plus travailler dans l’Ikigai, mes émotions, ce que j’avais envie de témoigner était trop fort. Je basculais dans le sentiment de vide de ma mission, en dessous de l’espace Ikigai du schéma.

Alors, à l’instar de Sha, le chat, révolté par le saccage de la planète par les hommes, il me fallait me mobiliser. Je ne pouvais pas convoquer une Assemblée générale de tous les animaux…

Alors je réfléchis à une autre manière de me mobiliser. Trouvant sur voxpublique les mails des députés de ma circonscription, des autres députés en charge du développement durable, du cabinet ministériel et j’écrivis :

« Lettre ouverte au Ministère chargé des transports, rattaché au ministère de la transition écologique

Messieurs, Mesdames,

Ayant déjà interpellé directement les députés de ma circonscription, je profite d’une situation concrète pour illustrer  une problématique nationale.

Cela fait déjà de nombreuses années que m’interroge sur le coût, pour les usagers, du voyage par le train et les objectifs de transition écologique. Si nous avons un réseau ferroviaire régional et national formidable, avec des trains de qualités, le coût reste exorbitant, en regard des autres moyens de transport (voiture et même avion).

Voici un exemple concret d’une liaison régionale : Angers-Rennes (49-35), pour illustrer mon propos.

Habitant en périphérie sud de l’agglomération d’Angers je prends ma voiture pour rejoindre la gare.
Je mets autant de temps à rejoindre la gare que le parking relais du tramway.
Ce dernier met 10′ pour rejoindre la gare, le matin il démarre à 5:48, seuls les trains SNCF à partir de 6:05 sont accessibles par ce moyen de transport. Le soir à partir de 20h30 le tramway fonctionne toutes les 20′.
Entre le temps supplémentaire de trajet (30′ de plus minimum), et des horaires non compatibles, je rejoins donc la gare en voiture.

Je mets ma voiture au parking pour la journée : 22,80€
Coût du train aller-retour : 28,60€ x2 =57,20 €
Coût total aller-retour : 80€.
En comparaison, ce déplacement avec mon véhicule diesel, m’aurait coûté seulement 30€.
(Je mets de coté le fait que nous étions 2 à faire le déplacement, dans notre déplacement réel, le coût du train est donc multiplié par deux.)

Voici ma question :
Sachant que prendre le train au lieu de la voiture a un impact environnemental évident et qu’un tarif de transport accessible à tous a un impact sociétal également évident.

A quel moment pensez-vous que, pour un individu voyageant seul, le coût du train deviendra toujours inférieur, aux autres moyens de transport : moto, voiture, avion ?

Voici un objectif clair, mesurable facilemententrant dans les enjeux de la COP26, dans les urgences pointées par le rapport du GIEC, dans les problématiques sociétales actuelles. Enfin, au regard des complexités actuelles, cet objectif me semble facile à mettre en œuvre.

Qu’en pensez-vous ? »

La tache rouge
#que faire d’un problème

À ce jour sur plusieurs dizaines de mails, de listes, et d’interpellations directes je n’ai aucune réponse.

Ce n’est pas grave, car comme dans la tache rouge, j’étais content d’avoir transformé mes idées sombres apparues le matin, en joli soleil.

Pourtant, le mercredi midi, après avoir passé la matinée sur le sujet, ma culpabilité revenait. Un peu, car je trouvais plutôt drôle de regarder avec un pas de côté, les échanges de la veille sur la nécessité de prioriser, ce que j’avais prévu et le constat de ce que j’avais réellement fait. Suivant le schéma ci-dessus, j’avais fait le chemin inverse, du vide à la précarité, sans passer par la case Ikigai.

J’étais pourtant en accord avec ma vraie nature, et j’avais suivie mon intuition. J’étais en cohérence avec ce que nous proposons dans nos ouvrages, ce que je transmets en atelier…

Se changer les idées,
vivre ensemble

PDF gratuit – 20 textes sociétaux
Le singe et la pêche.
#besoin ou envie ?

Oui et comme l’objet de la maison d’édition est de transmettre sur des sujets sensibles et positifs de la vie. Il ne me restait finalement qu’à vous partager mon expérience. 😉
Merci pour votre lecture, je vous souhaite plein de belles inspirations !

Agathe you babe !

Agathe you babe !

You hou !!!! Agathe you babe (journal d’une vie de parents), la nouvelle BD d’Anne Mahler est disponible !

Ce livre prévu en septembre vient d’arriver chez nous, vous pouvez le commander sur le site et il sera disponible en librairie dès la fin de la semaine prochaine.

Anne Mahler illustre de façon drôle et touchante la différence entre les grandes théories éducatives et la réalité du terrain avec ces 34 scènes de la vie quotidienne de jeunes parents.

Si vous attendez votre premier enfant,
vous allez découvrir la vraie vie de jeunes parents.
Si vos enfants ont moins de 4 ans,
vous y trouverez certainement des épisodes de votre propre vie. Si vos enfants sont grands,
ce livre vous rappellera des souvenirs !
Et si vous n’avez pas d’enfants,
vous vous direz peut-être : « Je le savais ! »

A propos d’Anne :

Anne est illustratrice depuis 2012. Elle illustre des albums jeunesses et des BD, va dans les écoles et bibliothèques pour partager sa méthode de dessin (Des pas-à-pas simples et accessibles à tous dès 4ans !) et réalise des commandes pour des professionnels et particuliers (logos, portraits, etc).

En 2017 elle crée une chaîne Youtube, gratuite et accessible aux petits comme aux grands. De courtes vidéos pour apprendre à dessiner toutes sortes d’animaux, de personnages, plantes ou objets.

Vous pouvez retrouver ses travaux sur sa page Facebook ou son compte Instagram

L’édition indépendante en région…

L’édition indépendante en région…

L’édition indépendante en région était le thème de l’échange auquel j’ai eu le plaisir de participer le 2 juin 2021 dans le cadre des rencontres professionnelles du livre en pari co-organisées par l’association des éditeurs des Hauts-de-France et l’AR2L Hauts-de-France.

Ce fut l’occasion de parler des collectifs régionaux, de la diffusion, de la relation avec les auteurs et autrices, de politique régionale du livre, de la relations avec les libraires, d’écologie et bien d’autres choses, dont la toute récente fédération des éditions indépendantes (voir les articles dans Livres Hebdo et Actualitté). Des sujets sur lesquels Pourpenser s’implique depuis sa création en 2002.

Merci aux structures organisatrices et à Tara Lennart (la voix de Bookalicious) pour l’animation de ces échanges avec Galia Tapiero de Kilowatt éditions, Yves Michel des éditions Yves Michel et Le Souffle d’Or et Esther Merino des Editions Les Monédières.

Lors de telles discussions, je me rends compte à quel point nous pouvons partager des préoccupations communes tout en ayant des méthodes et des choix éditoriaux très différents. Cette diversité est riche : il nous faut la cultiver. La monoculture est dangereuse, vive la bibliodiversité !

Retrouvez l’ensemble des rencontres professionnelles du Livre en pari sur le site des éditeurs des Hauts de France

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