Mois : octobre 2020

Arrêtons de vouloir…

Arrêtons de vouloir…

Texte  d’Aline de Pétigny Voir son blog

En 1999, lorsque je présentais le livre “La princesse et la bergère, et deux autres contes” en parlant de contes philosophiques pour les enfants, je me souviens que la plupart des personnes me regardaient bizarrement, en me demandant si les enfants pouvaient comprendre des histoires abordant le bonheur, la mort ou la confiance en soi.

Parler de “contes philosophiques” passait. Parler de “contes pour enfants” passait aussi. 

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Mais parler de “contes philosophiques pour les enfants”, là, ça posait question.

Vingt ans plus tard, nous trouvons normal de parler de philosophie aux enfants et c’est une belle chose.

Mais…
Eh oui, dans beaucoup d’histoires il y a un “mais”…

Mais, si tous les thèmes que nous abordons depuis près 20 ans chez Pourpenser sont maintenant “à la mode” (quel vilain mot !), et que beaucoup de livres abordent désormais ces sujets de confiance en la vie, de bonheur, de relation avec soi-même, ces thèmes sont abordés bien souvent avec pour objectif un résultat pour l’enfant, pour qu’il fasse mieux, qu’il fasse plus, qu’il soit performant, qu’il sache “gérer” (oh, quel autre vilain mot !) ses émotions, ses apprentissages et que sais-je encore !

Bien sûr, les bonnes intentions sont là, je n’en doute pas.

Mais, quand je lis dans les projets que nous recevons un projet sur le coaching pour apprendre à un enfant à partir de 5 ans à aller vers ses rêves… je me pose des questions.

Quand j’entends les parents qui veulent travailler sur les émotions avec leurs enfants… je me pose des questions.

Quand je vois des personnes s’extasier devant une émission sur les performances d’enfants très doués, sans se poser la question du pourquoi et du comment ces enfants, à 10 ans, arrivent à de telles performances et si leur surexposion médiatique est une bonne chose… je me pose des questions.

Quand j’entends des parents demander à leurs enfants de 18 mois, 3 ans, 5 ans, de comprendre et gérer leurs émotions… je me pose des questions.

Quand j’entends des adultes me dire que les enfants ont des problèmes, sans percevoir que l’enfant, en général, n’a que les problèmes que les adultes lui donnent…  je me pose des questions.

En fin de compte, quand je vous dis “je me pose des questions”, je vous mens. Je ne me pose pas de questions. J’ai mal, j’ai envie de pleurer, et parfois je pleure. J’ai envie de crier, et parfois je crie.
Je ne sais pas comment vous dire… Ah si ! Je ne gère pas mon émotion !
Et je n’ai aucune envie de la gérer !

Cette émotion liée notamment à l’injustice me dit que je suis vivante.
Je suis heureuse, non pas d’avoir envie de pleurer ou de crier, mais heureuse de n’être pas indifférente, de percevoir ce que je perçois.

Nos enfants ne sont pas de simples vases à remplir.

Cessons d’être en attente de résultat. Soyons conscients des problèmes que nous leur créons en n’étant pas réellement à leur écoute. Arrêtons de vouloir. SI je suis en train de vouloir, je ne suis pas à l’écoute de ce qui se passe, je ne suis pas prêt à accueillir ce qui est, mais je suis en attente de ce que je veux.

Et là, je pense, est la source d’une très grande partie de nos problèmes ! (je n’ose pas dire “tous nos problèmes”…).
Nous voulons, nous nous accrochons à nos attentes, et alors nous ne sommes pas en mesure d’accueillir.
Je ne dis pas que c’est facile, bien sûr que non ! Mais c’est nécessaire.

Déjà, prendre conscience de ces mécanismes, et veiller, quand ils se mettent en place à ne pas s’en vouloir et à remplacer le “je veux” par un souriant et léger “je souhaite”.

Arrêtons de vouloir. Ayons la sagesse de simplement souhaiter et sachons accueillir avec grâce même ce que nous n’attendons pas.



Aline de Pétigny Voir son blog

 Quelques livres :

Ma vraie nature illustré par Aline de pétigny

Ma vraie nature | conte philosophique – Aline de Pétigny 

Une aventure qui questionne le monde, la relation à soi, aux autres, à l’environnement.
Une exploration magique de l’infini, où  chaque pas réalisé nous rapproche des autres.

Un livre au coeur duquel on peut se perdre sans crainte…
mots clefs :
#chemin #confiance #rencontre #bienveillance #découverte 

Et si j'accueillais ma vraie nature ? Guide de questionnements personnels illustré par Aline de Pétigny

Et si j’accueillais ma vraie natureAline de Pétigny 

Un petit guide de jardinage intérieur.
Si nous prenions ensemble le temps de poser un regard doux et aimant sur nous-même pour accueillir notre vraie nature ?

Petit guide de jardinage intérieur

Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Quel livre pour parler d’égoïsme à un enfant ?

Quel livre pour parler d’égoïsme à un enfant ?

Comment parler d’égoïsme à un enfant entre 3 et 10 ans, alors qu’il est en pleine construction de lui-même et que, pour les plus jeunes, le monde extérieur est inexistant… Comment en parler sans jugement, sans cette notion de bien ou de mal ? Comment trouver l’équilibre entre estime de soi et égoïsme ?

Quelle différence entre
égoïsme, égocentrisme, narcissisme ?

Avant de vous parler de l’histoire : « Le dragon qui se regardait le nombril« , de Stéphanie Léon, posons quelques différences entre égoïsme, égocentrisme, narcissisme.

  • Egoïsme : « Attachement excessif porté à soi-même et à ses intérêts, au mépris des intérêts des autres. » (Larousse)
  • Egocentrisme :  » Tendance à ne considérer que son point de vue et ses intérêts propres. Indissociation, dans le raisonnement, du point de vue propre et du point de vue d’autrui, qui constitue la caractéristique essentielle de la pensée des enfants de 3 à 7 ans. » (Larousse)
  • Narcissime : « Amour excessif porté à l’image de soi. En psychologie, nous parlons de quelqu’un étant en surdose d’amour pour soi, une dévalorisation des autres est fréquente. » (Larousse)

Si vous invitez un égoïste à venir manger chez vous, il se servira afin d’être sûr de n’avoir plus faim. Si vous invitez un égocentrique à venir manger chez vous, il se servira et vous demandera d’attendre qu’il ait fini pour être sûr qu’il n’ait plus faim. Le narcissique, lui, ne comprendra même pas que vous soyez assis à la même table, vous êtes là pour le servir, pas pour manger !

Un album jeunesse pour parler d’égoïsme

Pour les enfants, Se dire que les autres peuvent penser différemment est vraiment un exercice difficile, qui demande du temps, la confrontation de points de vue, etc. Souvent, nous réprimandons l’égocentrisme, alors qu’il peut s’agir d’une affirmation de soi trop prononcée, ou simplement d’une estime de soi qui permet de grandir en confiance.

Si, en tant qu’accompagnant, nous basculons dans le jugement, cela peut se faire au détriment de ces éléments essentiels pour le développement de l’enfant.
Bien sûr, il faut échanger sur l’importance de l’autre et le regard qu’on lui porte. Et c’est l’objet de l’histoire « Le dragon qui se regardait le nombril« .

Vous y rencontrerez un dragon bien égoïste : Patate. Egoïste à tel point que lorsqu’un mouton vient à sa rencontre, il l’ignore. Nous basculons dans l’égocentrisme : Patate ne comprend pas que Quenouille vienne le déranger.

Il faudra la rencontre avec les émotions difficiles de Quenouille, pour que Patate prenne conscience de l’autre. Et c’est là, pour nous, une clef d’échange avec les enfants qui comprennent les émotions bien plus que la raison. Si un enfant ne peut saisir la pensée de l’autre, il peut en saisir l’émotion et peut-être la comprendre.

Dans ce livre jeunesse, aucun jugement sur l’égocentrisme, mais un regard sur ce que peut apporter l’altruisme. En effet, l’altruisme, la générosité, la bienveillance, permettent le renforcement de l’amitié, mais surtout ils rendent possible la découverte des autres facettes de nous-même : ce que nous ne connaissons pas de nous. Et c’est là un message important à transmettre aux enfants. N’oubliez pas que l’enfant en bas âge est dans l’exploration de lui-même. Et c’est ce qui est mis en exergue dans ce conte : la bienveillance envers l’autre nous fait découvrir la magie qui est en nous.

Il est inutile de qualifier l’égoïsme comme quelque chose de malfaisant. D’ailleurs, quel limite pourriez-vous faire ? Et en le réprimandant, ne supprimerions-nous pas les parts d’affirmation ou d’estime de soi chez l’enfant ? Il nous semble donc essentiel d’apporter ces équilibres que sont la générosité, la bienveillance, l’altruisme sans tomber dans l’oubli de soi !

Merci à Stéphanie Léon pour cette belle histoire autour de l’égocentrisme.

D’autres livres sur le sujet : 

Le singe et la pêche

Le singe et la pêcheStéphanie Léon

Un conte drôle et poétique sur la cupidité, le partage des ressources et la différence entre besoin et envie…

mots clefs :
Besoin, envie, générosité, richesse, partage, vivre ensemble, Stéphanie Léon

 

Charlie et Bélinda | MocheJoëlle Debraux

Les aventures tendres d’une drôle de petite fille, mi-fille mi-mouton, et de son ami le chat. Ensemble, ils abordent des thèmes de la vie à leur façon.

Mots clefs :
Estime de soi – Regard de l’autre

 

 

Beebuti, la rose et le pissenlitSandrine-Marie Simon | Camille Magnanon

Beebuti est une abeille qui aime résoudre les conflits tranquillement, par le dialogue…

mots clefs :
Vivre ensemble, différence, jalousie, communication non violente

Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Le partage…

Le partage…

#ffa400;">Le partage

#ffa400;">
#ffa400;">Un texte de Galou #ffa400;">accompagné de l’une de ses illustrations et d’une aquarelle de #ffa400;">Maiwenn Coatanea.

#ffa400;">_________________

Plus je m’interroge sur le thème du partage, plus je découvre l’immensité du sujet…Il englobe tant de choses à la fois qu’il me semble difficile de l’aborder dans sa globalité !

Selon moi, il nous amène à nous interroger sur la notion d’ouverture, d’authenticité, de « nourriture » au sens large : de quoi nous nourrissons‑nous ? Que souhaitons-nous partager réellement avec l’autre, avec les autres ? Avec soi ? Que partageons‑nous de nous-mêmes ? Osons-nous nous montrer tels que nous sommes ? Sommes‑nous capable de jouir de la présence de l’autre ? Y-a-t-il de la place dans notre cœur pour recevoir ? Il ne s’agit pas d’être quelqu’un d’exceptionnel qui n’aurait plus de peur ni de colère, mais aimons-nous sincèrement qui nous sommes pour le partager avec d’autres ? Acceptons-nous nos vulnérabilités pour les sublimer, les transformer en force, et ainsi juste s’abandonner au plaisir d’être, de vivre et de partager cette humanité à travers nos singularités propres à chacun/e ?

Pouvons-nous nous défaire de ces manteaux trop lourds à porter ? Ceux que l’on endosse pour se cacher notre vérité ? Ceux qui étouffent nos cris et nos peines, nos joies et nos rires, pour sembler lisse et disculpé de toute honte dissimulée ? Quel crime avons-nous commis pour mériter un tel fardeau ? quel secret souhaitons-nous oublier ? Pouvons‑nous oser un regard sincère ? Retrouver notre dignité d’être vivant tout simplement ? Quel pacte avons-nous passé avec nous-même pour nous empêcher de rayonner notre lumière ? 

À quel étage est logé notre orgueil ? À quel endroit tirons partie de ce fonctionnement ? Qu’est-ce qui nous arrange à maintenir nos distances ? De quoi avons-nous peur ? D’être jugés ? comparés ? N’est‑ce pas plutôt notre propre regard sur nous-mêmes qui nous éloigne de notre vraie nature ?

Tant de questions que je lis en moi… 

Aïe… Je m’aperçois que cela dissone dans ma poitrine… Je sens une différence entre ce que j’aimerais partager et la réalité que je vis…

Qu’est-ce que j’aimerais partager ? Avec qui ? Je crois qu’avant tout, j’aimerais me sentir en lien avec les autres, et cela précisément m’est difficile… Pourquoi ? Parce que cela me demande de me montrer telle que je suis… Et je ne me sens pas forcément fière de ce que je suis…. Cela m’évoque l’image que j’ai de moi, que je n’estime pas très reluisante…

Donc le partage serait possible si on s’aime soi-même ?

Le partage pour moi c’est aussi donner et recevoir… 

Mais puis-je vraiment recevoir ? Vraiment donner ? Et puis donner quoi au juste si je ne m’estime pas moi-même ???

Illustration de Galou

Donner ma tristesse ? Donner mon manque de confiance en moi ? Est-ce que partager mes chagrins peut servir à d’autres ? Ai-je autre chose à donner, à partager ? Oui évidemment, mais je sens beaucoup de peur, donc ce qui vient en premier est plutôt négatif à mes yeux…

Ce qui vient quand je me détends, ce sont les sourires, les regards, les chants, la danse, les rires, les bons repas entre amis… Et là, je me rends compte que dans ma vie, je ne nourris pas assez cela !

Pourquoi ?  

La plupart du temps, je me mets à l’écart, j’ai du mal à prendre ma place, en deux mots j’ai peur. Peur de quoi ? Du regard des autres, de la comparaison qu’inévitablement je fais entre l’idée que j’ai de leur vie et la mienne… 

Au-delà de tout cela, je commence à reconnaître une forêt luxuriante de richesses intérieures. J’ai beaucoup de choses à dire, mais j’ai peur de ne pas pouvoir, de ne pas arriver à les dire.

Que seraient ces richesses ? 

Des fruits, des fleurs, des papillons, des lucioles, des couchers de soleil, des silences, des ruisseaux, des couleurs, des odeurs de pluie, des lèvres qui s’effleurent, des mains qui se touchent, des sourires, du vent dans les feuillages, des herbes qui se couchent, le crépitement du feu, la vigueur du torrent, la rondeur du caillou, la douceur de la terre…

En fait, je me sens être tout cela et je ne sais pas comment le dire dans le langage humain.

C’est si beau que je me sens trop émue pour seulement l’évoquer…

Mais partager pousse au creux de mon ventre malgré tout et je ne crois pas pouvoir rester dans mon bocal à tourner en rond encore longtemps car le désir du monde m’appelle !

 Et puis, au détour de mon cœur, je découvre qu’il y a l’attente…

Qu’est-ce que j’attends des autres ? L’estime ? L’amour ? La confiance ?

Plus j’attends et moins je peux recevoir… si le cœur est tendu, il ne peut se remplir…

J’attends des autres ce que j’ai besoin de combler en moi ! Puis-je déjà m’apporter tout cela ?

Le partage commencerait donc par s’aimer soi‑même car si je m’aime et m’accepte comme je suis, je me détends et je peux sourire… Oui mais ! Comment faire lorsque l’on ne se sent pas en paix avec soi-même ? Comment faire la paix avec soi ? Au fond, ne sommes-nous pas tous similaires ? N’avons‑nous pas tous besoin de se sentir aimés, reconnus, et estimés ? Pourquoi avons-nous peur de partager nos vulnérabilités ? Se pourrait-il que cela soit une force plutôt qu’une faiblesse ? Avoir le courage d’être tout simplement ? Retrouver la liberté lumineuse qui ne demande qu’à rayonner ? 

Est-ce que le partage ne serait pas cela : oser rayonner ensemble ?

« Déesse Solaire » • Maiwenn Coatanea

Extrait de :
Pense à sourire N°7

Découvrez les autres titres édités chez Pourpenser Editions sur le partage : 

Le jardin partagé 

Le jardin partagé, un album jeunesse sur la coopération, la solidarité, le partage. 

Le singe et la pêche

Le singe et la pêche, un conte drôle et poétique sur la cupidité, le partage des ressources et la différence entre besoin et envie…
Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Pense à sourire N°7 – extrait : une BD d’Olivia Faliph

Pense à sourire N°7 – extrait : une BD d’Olivia Faliph

#ffa400;">Tant de choses mystérieuses à découvrir…

#ffa400;">une BD signée #ffa400;">Olivia Faliph#ffa400;">http://olivarpente.wordpresss.com/blog/#ffa400;"> à découvrir dans le N°7 de Pense à sourire.

#ffa400;">_____________

Extrait de :
Pense à sourire N°7

Découvrez les autres titres édités chez Pourpenser Editions sur l’amitié : 

Le dragon qui se regardait le nombril, de Stéphanie Léon. Lorsque nos amis nous aident à mieux nous connaître nous-même.
Charlie et Belinda, de Joëlle Debraux. Un album tendre et humoristique autour de l’amitié.   
Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Liberté, éducation et démocratie

Liberté, éducation et démocratie

 Une éducation lente, créative et humaniste.

Parfois, il est des réflexions, des mots qui nous viennent… personnels. Est-ce bien le lieu, ici, pour les partager ? Peut-être bien. Une pensée philosophique sur l’éducation, la liberté, la démocratie, sur un sujet d’actualité qui concerne les enfants. Sûrement…

Je fais une pause et j'admire

« Une éducation, lente, créative et humaniste ». J’ai été inspiré par ces mots lus sur le blog d’Eve Herrmann qui parle de l’instruction en famille (IEF). Je vous invite à le lire en complément ou en introduction de ce mot. 

Oui, l’éducation, l’instruction, si nous souhaitons les réaliser en paix, en douceur et en harmonie, cela prend du temps. Beaucoup de temps.
Cela nécessite d’y revenir chaque jour, d’observer, et d’avoir confiance. En soi, mais surtout en nos enfants. 

Je ne pratique pas l’IEF, et pourtant j’en suis un fervent défenseur. Je n’ai pas fait le choix de l’instruction en famille car l’école de mes enfants me convient bien. Je les vois épanouis et rieurs le soir. D’un autre côté, je souhaite pouvoir partager mon temps entre mes enfants, la maison d’édition, mes autres aspirations personnelles. Pour accompagner mes enfants dans les apprentissages fondamentaux, il me faudrait remettre en question nombre de choix. 

Ainsi, j’ai choisi de mettre mes enfants à l’école. Et j’apprécie ce choix. J’apprécie aussi de savoir que, si un jour mon enfant se sent mal, qu’il est persécuté, ou tout simplement qu’il veuille prendre un autre chemin, je peux le reprendre auprès de moi et l’accompagner avec douceur. Que mon enfant puisse suivre une voie différente est pour moi fondamental.

Car nos enfants ne sont pas nos enfants

« Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable. « 

 
Kalhil Gibran extrait du prophète

 

Aussi, comme pour Eve, les propos de M. Macron à propos de l’IEF, m’ont vraiment heurté. 

Pas plus qu’à nous, nos enfants n’appartiennent pas à l’État.

L’IEF permet la protection de l’enfant, elle est notre barrière, notre dernier recours de protection de nos enfants. Nous devons la défendre. 

Le discours de ce responsable de l’État, me révolte à plusieurs niveaux :

Tout d’abord, les amalgames. Nous avons beau savoir, connaître les discours politiques, il faut toujours les regarder, les décrypter et les dénoncer.
M. Macron trouve sa loi aussi importante que celles mises en avant par M. Jules Ferry, en toute simplicité. Sauf qu’en 1882, l’école s’ouvrait à tous en devenant gratuite. Et en 1969, nous parlions de la fin de la discrimination en introduisant la mixité. Des lois qui s’appliquaient à l’ensemble de la population, avec des impacts sociéto-éducatifs profonds. Deux lois pour une volonté d’égalité des chances, pour une majorité d’enfants.
La loi proposée ici agit contre une minorité ne respectant pas les lois.
En 1882, Jules Ferry souhaitait une meilleure instruction pour les enfants. En 2020, M. Macron combat la radicalisation religieuse en sapant l’instruction de qualité proposée par tous les autres parents. En 1969, refus de la discrimination de genre, en 2020 stigmatisation et amalgame de l’IEF et de la radicalité religieuse.
Si les lois de 1882 et 1969 font bien partie du Ministère de l’Education Nationale, la loi imposée par M. Macron semble plutôt se rapporter de l’ordre du Ministère de l’Intérieur. Et lorsque l’Intérieur commence à s’occuper de l’éducation de nos jeunes, cela devient préoccupant.  

Ensuite, ce discours politique utilise le levier bien connu de la peur. Il y a danger ! Il faut agir vite ! C’est juste comme une fin de non recevoir. L’IEF serait responsable de la radicalisation ? Il y a 20 ans, je me souviens d’une émission sur ces écoles religieuses obscurantistes. A moins de remettre en cause aussi l’école privée, ces écoles, montrées en exemple, ne seront pas supprimées avec l’IEF, bien au contraire. Cette présentation est pour moi, tout simplement, une contrevérité. 

Le ton, encore, est inaudible. Peut-on parler de démocratie lorsqu’une personne a le pouvoir de décider et de mettre en application une loi (en ayant longuement discuté avec ses ministres) éducative ? Non. 
L’utilisation des prérogatives pour l’état d’urgence sanitaire et terroriste pour modifier des lois éducatives, sociétales et environnementales, des lois qui ne dépendent, a priori pas de l’Intérieur, est une fourberie. 

La manipulation des chiffres enfin, exercice que nous connaissons bien. Car au delà du fond, les chiffres d’augmentation dépendent directement des lois de 2019 et du passage de l’instruction obligatoire des enfants de 3 à 6 ans. Alors oui, avec 3 années supplémentaires rentrant dans les statistiques, on passe de 38 000 enfants en 2018 à 50 000 en 2020. C’est mathématique.
Quand bien même, c’est une réalité, l’instruction en famille est en forte augmentation. Et il faut « regarder la vérité en face », l’école n’a pas encore pris le virage sociétal nécessaire pour accueillir les enfants d’aujourd’hui. Aussi, lorsque l’Etat est défaillant, le privé prend le dessus. Toutes les familles que nous rencontrons, en salons, au festival pour l’école de la vie, sont très impliquées dans l’éducation bienveillante et humaniste de leurs enfants. Les enfants que je rencontre sont éveillés, terriblement instruits, avec une conscience de la société très grande. Des enfants recevant une instruction lente, créative et humaniste. Une instruction de qualité que l’école est actuellement très loin de vouloir donner.

Je rencontre certaines situations, où, je sais que, si ma propre école ressemblait simplement au quart de ce qui m’est présenté, je prendrais mes enfants en IEF. 
Je n’ai pas les chiffres des choix des parents pour l’IEF, je n’ai pas trouvé de sondage pour connaître leurs choix. Mais, avec mes multiples rencontres, je sais que, si l’école que nous proposions à nos enfants était d’actualité, avec des moyens appropriés, adaptés, une véritable école, alors l’IEF serait en décroissance. Une véritable éducation lente, créative et humaniste. 

Les seuls propos avec lesquels je suis en accord avec M. Macron est cette réalité d’enfants manipulés, endoctrinés qu’il faut combattre. Nous ne pouvons pas laisser faire cela sans agir.
Notez que je n’emploie pas le terme de « hors système » pour ces enfants. Car que fait l’Etat pour les enfants en déficience, les surdoués, ou simplement malheureux du système qui est proposé ? Ils sont nombreux les « hors système ». Ils sont toutes nos différences non prises en compte. Il ne s’agit donc pas d’annihiler nos différences, mais bien d’élargir le système. Ce que permet l’IEF. CQFD. 

Oui il faut combattre les personnes qui utilisent les possibles tels que l’IEF pour manipuler, endoctriner les enfants, de la même force que ceux qui utilisent les lois et les prérogatives à d’autres fins que celles prévues. 

Dominique Demaegdt

Quelques lectures, quelques livres pour vous et vos enfants sur la démocratie, la liberté, le sens des mots…

En quelques mots

En quelques mots… Livre au format .PDF gratuit et librement diffusable. 
Editions Pourpenser. 

Ce livre est pour toi, pour vous, une proposition pour redéfinir avec vous le sens de certains mots. Livre particulièrement adapté aux enseignants et accompagnants.

Vivre libre

Vivre libre, un enfant et la fée échangent et questionnent le thème à travers le lâcher prise, l’intuition, le bien être, l’équilibre, le rire, l’énergie…
Mots  clés  :    #liberté  #bonheur  #chimère  

 

Les mésanges de la grande marche

Les mésanges de la grande marche : Cette année, le président Mao a ordonné de tuer tous les moineaux… Est-ce qu’un enfant amoureux des oiseaux pourra arrêter la grande marche du progrès ? 
Mots clés : #Vivre ensemble, #environnement, #société, #environnement, #mao, #politique, #dictature

L'oiseau, l'enfant et le chat

L’oiseau, l’enfant et le chat, un magnifique album sur la liberté, que se passe-t-il lorsqu’un autre décide pour soi, même pour son bien… 

Protéger l’oiseau du chat ou bien le laisser libre, avec tous les dangers que cela comporte ?

Mots clés : #Liberté, #vivre ensemble, #amour, #amitié, #bienveillance, #confiance, #les peurs, #entre-aide, #l’écoute…

Un pacte d’amour à passer avec son enfant :

Je t’aime, 
Tu es mon enfant, mais tu n’es pas à moi, tu es un être libre. 
Je t’aime, 
Et je m’engage à construire notre relation sur l’amour et la compréhension mutuelle. 
Je t’aime, 
Et je souhaite t’aider à construire ta vie dans le respect de toi même et des autres.
Je t’aime, 
Et je te promets de t’accompagner sur ton chemin aussi longtemps que tu le désireras. 
Je t’aime, 
Et j’ai confiance dans ta capacité à t’épanouir, proche ou loin de moi. 
Je t’aime, 
Et je serai toujours là pour toi, mais je ne m’imposerai pas à toi. 
Je t’aime, 
Et te voir grandir me remplit de bonheur. 
Je t’aime, 
Et quels que soient tes choix, je les fêterai avec toi. 
Je t’aime, 
Et ton bonheur rejaillira sur moi. 
Je t’aime, 
Et quand tu voleras de tes propres ailes, tu ne me manqueras pas, car notre lien est amour. 
Je t’aime. 

Aline de Pétigny. 
Extrait de Pactes d’amour – collection Paroles de fées. 

Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Tu as fait de moi…

Tu as fait de moi…

#ffa400;">Tu as fait de moi…

#ffa400;">
#ffa400;">un poème d’Aurélie Françoise#ffa400;">, auteure et photographe accompagnée d’une peinture sur bois sculpté de #ffa400;">Maiwenn Coatanea « Danse les âmes ».

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Une marraine,

Ma reine, exactement 

c’est comme cela que je me sens,

lorsque dans mes bras je te prends.


Je suis riche de toi,

du choix de tes parents,

de tes sourires,

de tous ces moments,


Dans le bruit de la ville

Ou à travers champs, 

où nous avons tissé le fil

Grandissant,

de notre complicité,

depuis que tu es né.


Marraine,

marin

reine et puis rien…


Je n’y suis pour rien de ta naissance

mais je suis en charge de ton aisance

dans la vie, 

dans le jour et dans la nuit,

au creux de la vague comme au firmament,

je leur ai promis

à eux tes parents

d’être là, pour toi, un peu,

mais pas trop à la fois

juste assez pour les remercier,

eux,

ces fous qui m’ont aimée, 

assez pour partager

un peu de ton éducation,

eux,

ces fous qui m’ont laissé

embarquer sur leur voilier

direction l’horizon,

eux,

ces fous qui m’ont fait confiance,

sur la mer qui balance 

pour naviguer  

avec eux

auprès de toi


ce sentiment 

construit au fil du temps,

mêlé de confiance et d’accordance,

lui qui n’a ni nom ni de dessin

qui n’est ni amour, ni amitié

entre discrétion et proximité,

ce petit plus, cette fierté


ce sentiment si grand,

qu’il mérite bien

que pour lui soit inventé

un mot doux et coloré,

comme une invitation au voyage,

pour le chérir et l’honorer,

le marrainage me plaît assez !


Extrait de :
Pense à sourire N°7

Découvrez les autres titres édités chez Pourpenser Editions sur la famille : 

Féminin Mahler,  l’histoire d’une naissance prématurée de 2 mois.
De tout ce qui va avec : les peurs, le choc, la bulle médicale, les ascenseurs émotionnels, les risques mais aussi les victoires.

Dis-moi d’où je viens, de Katia Belsito,  un album jeunesse poétique autour de la question existentielle de notre arrivée en ce monde. 

Et puis « La vie comme un voyage » qui me semble également bien résonner avec ce poème :

Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Comment parler de la mort à son enfant : trouver un livre.

Comment parler de la mort à son enfant : trouver un livre.

Lorsque l’on perd un être cher. 

Perdre un être cher, un proche est un moment de vie dont il faut prendre soin. Prendre le temps d’échanger, de partager. Pour certains enfants, l’étape semble facile, pour d’autres, c’est une étape plus difficile à vivre. 

Dans ces moments-là, nous ne trouvons pas toujours les ressources pour parler à son enfant. Échanger sur la mort, c’est échanger sur la vie, et, parfois, nous n’avons pas les mots. 

Comment parler de la mort à son enfant ? 

Au delà des livres qui sont de formidables vecteurs d’échange, de partage, et permettent d’aborder des points de vue sur ces sujets sensibles, il suffit, parfois, de passer du temps, de rester là, proche de son enfant. L’inviter à parler, ou bien être simplement présent et partager ses silences. 
Lui demander « C’est comment pour toi ? Ça se passe comment dans ta tête ? ». Laisser le temps, parler de nos propres doutes et de nos croyances, et faire chemin auprès de lui. 

Parler de la mort à un enfant est un sujet profond, intime, qui est un lien unique entre la personne et l’enfant.  N’ayons pas peur d’aborder ce sujet en toute simplicité, avec ce que nous sommes, et nos ignorances. 

Un bel article sur Naitre et Grandir : aider la enfants à comprendre la mort 

Trouver un livre pour
 parler de la mort à son enfant.

Deux histoires à propos de la mort, de la disparition de l’être cher. 

Une bulle dans l’oreille est un très beau conte, à partir de 4 ou 5 ans, pour aborder ce thème de la mort et la disparition d’un être cher. Sigismond est un petit garçon de huit ans qui ne s’imagine pas ne plus prendre de bain magique avec sa mamie bulle. Pourtant… 

Sigismond passe par les différentes émotions que suscite le perte d’un proche : la tristesse, la colère, l’incompréhension de ce qu’est la mort, avant de comprendre que sa mamie bulle vit encore en lui, à travers lui. Il s’apaise alors peu à peu, jusqu’à se sentir léger comme… une bulle de savon !

 

Une bulle dans l'oreille

Ce conte sur la mort est écrit par Alexandra Lucchesi et illustré par Laura Hedon.

Il fait partie du livre :    

Le Panse coeur – Tome 1
Manuel de secours à l’usage des jeunes personnes.

Veillons aux blessures de nos enfants, prenons-en soin, soyons attentifs à ces moments de vie, ces « rites » de passage, étapes parfois difficiles de leur vie. 

Le Panse coeur

9782371760882
14,50 €

La robe invisible est un autre conte qui aborde ce thème de la mort avec douceur. Un jour, un mauvais jour tout gris, la mamie d’Amandine tomba malade. Ce n’était pas un rhume ou une petite bronchite de rien du tout. C’était un peu plus grave… 
Au delà de la mort, ce conte aborde les non-dits autour du mourant, la vérité que nous nous cachons, pour éviter de parler, d’en parler. La mamie va pourtant parler de sa présence invisible, une fois qu’elle sera partie. 
La robe invisible

Ce conte est écrit et illustré par Aline de Pétigny. Vous le retrouverez dans l’album : 
La princesse et la bergère

La princesse et la bergère
et deux autres contes

Ce premier album de la maison d’édition fait partie de nos meilleures ventes. Le deuxième conte, « La robe invisible » est sur le deuil. Un livre à lire à partir de 4 ans. 
La princesse et la bergère
9782915125283
12,00 €
Mots clefs et recherches à propos de ces livres et contes :

– Conte pour parler des proches, des êtres qui nous sont chers. 
– Conte pour échanger sur la vie, et la mort, ce (ceux) qui reste(nt).
– Conte pour parler de la mort à son enfant. 
– Perdre un être cher, en parler. 
– Après la mort, il y a quoi ? 

La petite soeur de virgile : la mort périnatale

Le prince des milles et une vies : La ré-incarnation. 

Le secret de Fatima : Maladie, patience, mort. 

Autre livres et histoires autour pour parler de la mort avec les enfants : 

L’arbre sans fin de Claude Ponti
La découverte de Petit-Bond de Max Velthuijs
Au revoir Blaireau de Susan Varley

Un autre article et  autres lectures sur Pomme d’Api.


 

 

Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Le soleil baissait à l’horizon…

Le soleil baissait à l’horizon…

#ffa400;">Le partage

#ffa400;">Texte d’introduction d#ffa400;">e Galou #ffa400;">du « Pense à sourire N°7« , sur le partage.

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La mer, d’un bleu profond dansait.

Je venais de passer dix jours en famille et je me rendais compte qu’à aucun moment, je n’avais pu savourer leur présence… pourquoi ? je n’étais pas disponible, j’avais besoin d’espace ! Pourtant c’est moi qui les avais invités ! j’étais la seule responsable,  responsable de mes choix, choix que je n’assumais pas… 

À réfléchir sur le sujet du partage, j’en venais à me dire que je n’y connaissais absolument rien, ou du moins j’en avais l’impression… Je me sentais emmurée dans une tour dont je ne trouvais pas la sortie ! Alors, de là à établir une relation avec les autres… cela m’était juste impossible ! 

J’avais besoin de me retrouver ou plutôt de me trouver, de me découvrir dans la solitude. Être face à moi-même m’apaisait. J’avais besoin de m’effacer, de regarder la cime des pins, me fondre dans les vagues et oublier. Oublier les complexités de ma vie intérieure, me reconnecter. Découvrir cette solitude m’apportait un profond réconfort, une simplicité… 

Pas de nourriture à préparer, pas de choses à penser, pas de discussion à entretenir, juste me laisser vivre, suivre mes élans, me reconnecter à la créativité que j’avais laissée de côté depuis quelques temps, écouter le silence…

Quand quelqu’un était près de moi, c’est comme si je ne m’autorisais pas, comme si l’autre prenait toute la place et que je m’empêchais d’exister… J’aurais aimé être autrement, rayonnante, sociable, joyeuse, disponible… Je me sentais tout le contraire !

Une fois de plus, je n’avais pas su écouter mon besoin de solitude qui s’imposait depuis plusieurs mois… Pourquoi ? 

Pour continuer de fonctionner « normalement » ? Pour avoir l’impression d’être « normale » ? Mais qu’est-ce que la normalité ? 

Je me rendais péniblement compte que la bienveillance que j’avais cru développer envers moi-même ces dernières années était toujours aussi fragile… Et pourtant, il y a quelques temps, je n’aurais pas pu écrire ces lignes en imaginant les partager !

Aline m’avait dit « prends ton ordi et vas‑y ! », ce que j’avais fait, mais j’aurais voulu partager une histoire, quelque chose de « présentable », de poétique, à l’image de ce que je sens en moi. 

Au lieu de cela tout ce qui venait parlait de moi et de mes difficultés… 

#ffa400;">Un extrait de « Pense à sourire » le magazine de Pourpenser que vous pouvez télécharger gratuitement#ffa400;"> sur le notre site. 

Extrait de :
Pense à sourire N°7

Découvrez les autres titres édités chez Pourpenser Editions sur le partage

Le jardin partagé 

Le jardin partagé, un album jeunesse sur la coopération, la solidarité, le partage. 

Le singe et la pêche

Le singe et la pêche, un conte drôle et poétique sur la cupidité, le partage des ressources et la différence entre besoin et envie…
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