Auteur/autrice : Dominique

Innovation en éducation : le pas de coté

Innovation en éducation : le pas de coté

Un grand merci à tous les bénévoles, à Julien Péron, et toute son équipe pour ce beau WE de partage de compétences autour de l’éducation.

De riches réflexions qui apportent de multiples inspirations, et puis il y a les rencontres, les parcours et les chemins de vie. Ces chemins qui amènent à porter un regard sur la vie et qui posent les réflexions. Ces chemins m’intéressent autant que les réflexions ou les idées elles-mêmes : comment ton idée est-elle venue ? Quel est ton parcours ? Nous comprenons mieux les idées lorsque l’on saisit leurs naissances, leurs voyages.
Puis viens le temps de l’échange et du partage, celui qui nous enrichit, enrichit nos idées et les augmente. Nos réflexions ont besoin du partage, de l’entente ou de la controverse pour grandir avec nous.

Quelle innovation pour l’éducation ?

« Quelle innovation pour l’éducation ? » est la question qui m’a été posée. Dans l’exercice, je n’avais la possibilité de proposer qu’une seule idée, une seule innovation. À cet instant, ce qui me sembla important était de témoigner de la richesse des diversités éducatives. Parce que justement, il n’existe aucune formation, aucun type d’éducation qui était « La solution ».

Réduire ainsi la question, sur un sujet complexe, à une seule innovation m’a déstabilisé.

Se former, diversifier, interagir, échanger les pratiques pour finalement se faire sa propre idée et suivre son chemin; éduquer avec notre histoire, nos envies aussi.
Se faire plaisir surtout. Se faire plaisir sur tout. Dans la transmission, accepter que ce que l’on transmet ne semble pas toujours pris et utilisé par l’autre, par l’enfant… Il en reste toujours quelque chose. Laisser vivre son intuition, tester, accueillir, se questionner, faire des erreurs et ECOUTER.

Et puis, « l’innovation » extérieure existe-t-elle ? L’innovation est en chacun nous, peut-être…
Et puis aussi :

« Arrêtons de vouloir. Cessons d’être en attente de résultat. Soyons conscients des problèmes que nous créons aux enfants en n’étant pas réellement à leur écoute. Arrêtons de vouloir. Si je suis en train de vouloir, je ne suis pas à l’écoute de ce qui se passe, je ne suis pas prêt à accueillir ce qui est, mais je suis en attente de ce que je veux. »

Extrait arrêtons de vouloir – Aline de Pétigny

Depuis, cette question, « quelle innovation en éducation ? » est resté là. A boucler dans ma tête. La réponse que j’avais donnée ne faisait pas vraiment sens pour moi. Il manquait quelque chose d’essentiel. Même cette diversité n’était pas le cœur de l’innovation en éducation que je pensais nécessaire. J’étais passé à côté de ce que je ressentais. Et puis, ce matin je lis dans cet interview d’Edgar Morin, « Bien des problèmes importants et même vitaux sont exclus de l’enseignement comme celui des sources d’erreur et d’illusion, la compréhension d’autrui; on ne nous enseigne pas ce qu’est notre identité humaine. »

Une réforme des esprits.

Que se passerait-il si nous positionnons comme préalable à toute instruction la découverte de soi, le développement de la pensée, les interactions, le vivre ensemble, la relation à la nature. Si nous considérions la création, la pratique de la philosophie, les arts, non comme des luxes, comme des matières annexes, mais une nécessité pour faire société, pour changer de paradigme et vivre mieux.
Finalement le savoir-être et le vivre ensemble ne sont-ils pas à la base de l’éducation ? L’innovation serait donc les bases, les fondements. Hors de tout concept, technique ou manière de présenter l’instruction. Hors Montessori, Freinet, Apprentissage des émotions, éducation bienveillante, pédagogie positive, il existe l’écoute, la relation à l’autre, savoir être, réellement, avec l’enfant, vivre ensemble, avec l’enfant, sans domination, il existe ce que nous savons au plus profond de nous, ce que le cœur transmet que l’esprit ne comprend pas.

Adultes, nous passons des heures à tenter d’échanger, de collaborer, à se parler. Que nous sommes nuls ! Quels handicapés faisons-nous ! Regardons-nous, tous des « responsables », maîtres du Monde, politiques, syndicats, entreprises, maîtres d’école, parents dans leur foyer : nous ne savons pas faire !

Pour les Zins, Discipline positive, éducation bienveillante, pour les Zôtres, IEF, CNV, bien être, je vois beaucoup d’interventions pour nous dire « Comment » modifier l’éducation, très peu sur « quoi » changer dans l’éducation. Finalement des changements de forme pour peu de changement de fond. Et aucun changement pour nos enfants qui veulent seulement Zêtres.

Certes, je suis convaincue que la forme est importante, la manière de parler à l’enfant et d’être avec lui est importante, mais comme avec chacun de nos pairs. C’est vrai dans toutes nos relations, pas seulement avec les enfants.

Mais oui il faut y porter une attention particulière, comme pour la femme, les handicapés, les anciens, les réfugiés, toutes ces minorités, qui ne sont mineurs que parce qu’on les place dans des cases trop petites. Comme ces minorités, donc, il reste encore un sacré chemin à parcourir pour prendre l’enfant comme un être humain égal à l’adulte. Et c’est essentiel, car, aujourd’hui encore, l’enfant est pris comme un demi-humain, un sous-humain, au lieu d’être pris comme un super humain : celui (le seul) qui à toutes les capacités en lui au départ. Adulte on a élagué !
Un sacré chemin à parcourir, pour prendre soin de chacun et de chaque chose de la vie et en particulier des enfants.

La forme pour mieux respecter nos enfants est importante, comment je présente mon respect c’est important. Le fond, le « respecter réellement » encore plus. Changer de forme sans changer le fond ne changera rien.
Et tant que l’on a besoin de la forme, c’est une béquille. J’aurais, personnellement besoin de la forme pour changer mon fond, et ce jusqu’à la fin de ma vie. J’espère que les enfants en auront moins besoin.
Si nous ne changeons pas les priorités, réfléchir à ce que nous voulons transmettre à nos enfants, un équilibre entre le fond ou la forme, les bases nécessaires à l’adulte, alors tout changement ne sera que peu de chose, toutes les innovations ne seront que de petites avancés.

« Il y a sclérose et immobilisme qui nécessitent une réforme des esprits autant difficile que nécessaire. »

Edgar Morin

C’est pour cela que je n’ai pas pu répondre à la question « Quelle innovation pour l’éducation ». La création, la pratique de la philosophie, les arts, existent depuis la nuit des temps. Il n’y a aucune innovation, il suffit de ne pas oublier, de ne pas s’oublier. Et c’est ce que nous tentons de faire et de transmettre chaque jour par nos livres depuis 20 ans.

Communication, égo et…  critique.

Communication, égo et… critique.

Chaque controverse, pourvu qu’on l’écoute, nous fait avancer, grandir.
 Il y a peu, je concluais une réflexion* par un indicateur d’arrêt de ma pensée : « si je trouve l’autre stupide, c’est que j’ai arrêté de réfléchir ».

Or voilà qu’un détracteur suscite la controverse chez nous. Certains de vouloir l’ignorer, d’autres d’y répondre par la justification. Revenant de congé, me voici apaisé, et de me dire : “Si je suis totalement en opposition avec la proposition, c’est que je ne l’ai pas comprise”. La remarque semble accusatrice, méprisante voir dénigrante, mais si je ne laisse pas cette impression de coté, si je ne parviens pas à être en accord (peu ou prou) avec, c’est que je ne l’ai pas comprise.

Or, bien souvent, nous recevons mal l’avis de l’autre parce que l’intention que nous avons mise dans nos propos n’est pas celle qui est remarquée par notre pair. Nos propos ne sont pas déformés, ils sont simplement vus sous un regard auquel nous n’avions pas prêté attention.

Voici pour l’exemple :

Alors que nous publions cette image (ci-dessus/gauche), faisant partie d’un ensemble de communication du même genre,  sur l’affirmation de notre catalogue et la volonté d’ancrage de notre ligne éditoriale, nous recevons cette critique :

« j’aime bien le lancement de fleurs … »sur » (lui-même)..l’ego peut-il influencer les actions et les pensées des autres..? chez Pourpenser très certainement, bientôt 20 ans et ils n arrivent toujours pas à avoir une phrase d accroche dénuée d’égocentrisme et de clichés totalement bobo. »

Pour pouvoir écouter une critique,
j’essaye de rendre la “parole juste”.

Parfois, nous nous fâchons, nous n’écoutons pas le fond de ce que la personne souhaite nous dire simplement parce que leur parole est “injuste”. C’est très souvent le cas avec nos enfants où l’utilisation de mots comme “toujours”, “jamais” rendent leurs opinions irrecevables.
 Dans Six accords pour vivre en harmonie, inspiré de The Four Agreements/les 4 accords Toltèques de Don Miguel Ruiz, une des propositions est de rendre la parole juste, elle permet vraiment d’apaiser les tensions. Dans le cas d’une lecture, et d’une lecture de controverse en particulier, c’est au lecteur de faire ce travail : rendre la « parole juste ».

Un deuxième élément important aussi abordé dans le même ouvrage :  ne pas en faire une affaire personnelle. Lorsque mon enfant me dit : “tu es méchant”, et si je sais, si je fais et si je me montre au quotidien à l’inverse, je sais que c’est son propre ressenti, a cet instant, ce n’est pas ce que je suis. Mon intention n’est pas celle que mon enfant me prête. Je peux alors me questionner, “tiens qu’est-ce qui fait qu’il me trouve méchant ?”.

Six accords pour vivre en

Ayant relu la critique avec ce regard nouveau, me voilà serein et en harmonie pour trouver deux points qui suscitent mon intérêt et l’envie de les prendre en compte et de vous écrire.

L’ego peut-il influer les actions et les pensées des autres ? 

L’égo est très souvent au cœur de nos échanges et discussions. Au printemps dernier Albert  est passé à une webTV autour de l’édition indépendante non sans débats. En effet, Albert mettait en avant le fait que mis à part flatter son ego, il ne voyait pas l’intérêt de passer dans ces émissions. Nous vous laissons juge. Nous savons aussi que cette même pensée freine régulièrement nos auteur.e.se pour faire leurs propres mises en avant..

Dans le même temps en tant qu’éditeur jeunesse, nous tombons régulièrement sous les coups des préjugés réducteurs, de médisances littéraires, d’image d’un contenu perçu par défaut comme superficiel et moins important. Préjugés largement battus en brèche par les témoignages des personnes ceux qui lisent nos ouvrages, ceux qui rentrent dans leurs contenus philosophiques. Chacun de se rendre compte de la différence, de la richesse de ce que nous portons.
 Si nous souhaitons cette différence, et cette richesse de contenu, nous nous en rendons réellement compte que par les témoignages. Vos témoignages sont notre seule manière de nous repérer et savoir la qualité de ce que nous proposons. Après 20 ans d’existence, nous commençons à recevoir les témoignages des premiers parents qui ont grandi en lisant nos contes. A chacun de ces retours, nous sommes rassurés de la qualité de ce que nous proposons au catalogue.

Accueillir, recevoir et enfin partager la gratitude de l’autre, est-ce là encore de l’égo ? Oui peut-être que quelque part dans les propos présents notre égo ressort encore.
Regardons :
Il est bon de se rappeler que l’objectif de Pourpenser n’est pas de faire des livres. Ça c’est un moyen. L’objectif est de transmettre. Nous savons comment les actes sont durs à mettre en œuvres, comment le chemin de la cohérence est difficile. Nous co-errons sur ce chemin sans bien savoir où il nous emmènera (à l’instar de cet article ;-). Partager notre volonté de rester sur ce chemin est une part de notre transmission.

Nous ne savons pas si notre ego influe sur les actions et les pensées des autres, en revanche nous avons bien conscience que les actions et pensées des autres ont une influence sur notre égo. Et nous devons en être vigilants.
 Combien il est important face au regard admiratif de nos enfants, de leur montrer que nous n’avons aucune cape rouge, que nous faisons des erreurs, que nous n’avons pas de vérité, mais que nous faisons des choix. “Je suis comme toi, avec un peu plus d’expérience, de formation, etc, sur ce domaine, c’est tout.” “Je suis comme toi, sauf que dans ce domaine m’intéresse et j’y consacre beaucoup de temps”.

Dans la campagne de communication qui nous occupe, chacune des phrases est reprise de lecteurs-rices, croisés sur nos chemins. Lorsque nous recevons ces témoignages, cela nous fait un bien fou et nous redonnent confiance en nous, en ce que nous réalisons et portons au quotidien. Évidemment, là où commence la confiance en soi, la fierté est présente. Je pense que nous sommes fiers de ce que nous portons. Pour autant, cette fierté est bien loin de l’orgueil : nous sommes conscients du ridicule de ce que nous sommes et de ce que nous portons. Et nous pensons que c’est lorsque l’orgueil arrive que l’égocentrisme commence.

Le dragon qui se regardait le nombril

C’est un sujet humain, intergénérationnel, intemporel, un excellent sujet de philosophie que nous trouvons brillamment abordé dans le dragon qui se regardait le nombril

La conscience de soi, la confiance en soi, l’affirmation de soi, l’estime de soi et … l’ego.

Nous ne pensons pas que l’ego peut influer sur les actions et les pensées des autres, mais l’affirmation de soi oui. Nous le voyons au quotidien dans toutes les dimensions, tous les secteurs, et l’ensemble des sujets. L’affirmation de ce que nous sommes est comme un ancrage : une bouée qui dis je suis là. Le bateau peut s’y repérer. Chaque personne qui s’affirme est une bouée pour l’autre.

Dans le même temps, Pourpenser est une société commerciale. Dans le sens où pour continuer notre action nous recevons notre moyen de subsistance par des finances : il nous faut vendre et donc nous faire connaître. Où plutôt, faire connaître le contenu de nos livres, de notre catalogue. Nous souhaitons (ré)affirmer notre catalogue, le (re)mettre en valeur, sous les projecteurs et lui donner du brillant.
 A l’instar qu’il est nécessaire pour Albert que nous le poussions à aller témoigner sur une webTV, que les auteur.e.s ont besoin de nous pour être mis en avant, c’est notre rôle d’affirmer et d’ancrer le projet Pourpenser. Dans 5, 10 ans plusieurs d’entre nous ne seront plus présents au sein de la maison, le projet lui, nous le souhaitons, continuera.
Il n’y a, dans notre vision, aucun ego dans ce que nous promouvons, affirmons. Et nous pensons, et espérons, que ce que nous promouvons et affirmons peut avoir une influence dans les pensées et les actions des autres.

Pourpenser n’arrive pas à avoir une phrase d’accroche.

C’est tellement vrai ! Nous ne savons pas présenter simplement et rapidement le projet de la maison d’édition. Notre fonctionnement est aussi flou pour nous que pour les autres : nous savons le vivre, mais pas le décrire. Nous savons faire vivre le projet Pourpenser pas l’expliquer.

Entre nous de longs échanges sur ce sujet. Nous n’arrivons pas à nous faire accompagner. Nous avons tenté l’aide de plusieurs entreprises de communication, la dernière réflexion en date fut au printemps de cette année 2021.
 Nous avons l’impression qu’une part de nous s’étiolerait dans ces mises en mots “communicantes” de ces entreprises “professionnelles”. Que nous perdrions une partie de notre âme.

Des mises en mots, nous en avons pleins : par les auteur.e.s, par les retours des lecteurs, pleins de mises en mots de communications. Alors, notre communication part dans tous les sens, et finalement nous ressemble. Une communication qui nous suit suivant nos aléas de la vie, là où se porte notre attention, suivant les réflexions, quitte à ce que le message global, celui que porte le projet de la maison d’édition ne soit pas clair.

Car comment un autre que nous pourrait-il mieux que nous mettre en mot ce qu’est le projet Pourpenser ? Comment pourrait-il mieux que nous communiquer ? Pourquoi s’enfermer dans une phrase, une sélection de communication ? Et puis nous n’en voulons justement pas de ces phrases, de ces slogans qui nous sembleraient égocentriques ?

– « Tiens, y aurait-il un peu d’orgueil dans ce positionnement et ces questionnements ? Peut-être même de l’égo mal placé ? »

Ainsi le détracteur à notre communication aurait-il réussi à pointer un problème d’égo dans notre difficulté à nous faire accompagner dans une communication que nous ne voulons justement pas égocentrique. Hum, cela mériterait sans doute un autre billet complet sur le sujet ! 

L’orgueil n’est jamais loin, merci pour votre vigilance.

(*Voir l’article sur : sur ce que nous souhaitons transmettre à nos enfants mais que nous ne savions pas appliquer pour nous même)

#leprojetfou à la médiathèque de l’espace Kenere de Pontivy

#leprojetfou à la médiathèque de l’espace Kenere de Pontivy

#leprojetfou a été chaleureusement accueilli par Francoise Leguellec et l’adjoint à la culture Georges-Yves Guillot venu spécialement voir notre petite installation.

Dans l’instant présent de nos échanges je n’ai pas pris de photos de nous.

Nous aurons peut-être l’occasion de nous retrouver en septembre autour de ce lieu pour le lancement d’un projet autour de la philosophie.

L’engagement de Georges-Yves Guillot a permis à la culture de rester accessible pendant les temps de confinement et à la médiathèque de vivre d’autres temps.

Merci pour ce temps partagé, et bravo pour ce lieu superbe.

Un p’tit projet fou !

Un p’tit projet fou !

Le projet fou a fait une cure minceur ! Depuis un an que nous réfléchissons au projet et quelques mois où nous y sommes engagé, nous remarquions que partir au mois de mai devenait de moins en moins confortable.

Nous partons tout de même à votre rencontre en vélo pendant 15 jours : de Roscoff à Angers.

Départ le 11 juin arrivée le 26 juin !

Une cure minceur de 1000Km tout de même, nous vous retrouverons sur le parcours de Roscoff à Angers du 11 au 26 juin 2021.
Le détail des interventions vous sera dévoilé prochainement !

Des livres, des jeux, mais pas que…

Ce seront surtout des rencontres, échanger et transmettre autrement autour des livres, des jeux, des apprentissages, d’être bien ensemble, de l’éducation, tout cela de manière philosophique !

Besoin de plus d’amour et de paix ?

Besoin de plus d’amour et de paix ?

Nous souhaitons transmettre à nos enfants ce que nous-mêmes, nous ne savons pas toujours appliquer.

Et si nous prenions un moment pour parler d’Amour ?

Vivre dans un monde d’amour et de paix est un choix. Ce monde est là, bien présent, et nous pouvons choisir d’y vivre.
Toutefois, cette réalité est une chimère : elle n’existe que parce que nous y contribuons par nos actions, nos pensées, et bien sûr celles des autres personnes.

C’est en choisissant d’agir dans la paix et l’amour que nous vivons dans ce monde.

Pendant un temps, ce monde (d’amour et de paix) ne me semblait pas exister. Ainsi, plutôt que de choisir d’y vivre et agir en ce sens, je me fixais l’objectif de le construire. Je pensais qu’il fallait façonner ce monde, puisqu’il n’était pas encore présent :  je ne le voyais simplement pas.

Aveugle, je souhaitais un monde tel qu’il ne corresponde qu’à mon idée de la paix et de l’amour. 

Pourtant, ce monde est là, autour de nous, accessible, présent. Et, dans le même temps, il n’existe pas, une sorte d’état d’être et de ne pas être. Un état qui est, sans doute, une représentation de nous-mêmes. Je suis dans un état d’amour et de paix, et ce monde existe, je peux le voir, le ressentir. Simplement, parce que j’y apporte moi-même de la paix et de l’amour, en cet instant présent. Lorsque je n’y contribue plus, dès que je cesse d’y prendre part, j’en sors. Si j’observe le monde, je peux voir l’amour et la paix, et je peux ne pas le voir. 

Face aux enfants, vous connaissez bien cet état ambivalent. Comment nos émotions, notre fatigue, nos projets, nos engagements, nos choix nous font entrer ou sortir de ce monde de paix et d’amour. Ce monde semble même, parfois, inaccessible. D’autant plus, si, au départ, le souhait d’y vivre n’est pas dans nos priorités. 

Je voudrais témoigner ici de l’un de nos multiples bloqueurs à ce monde. Je veux parler des préjugés et de nos vérités personnelles, qui nous empêchent d’aimer l’autre, de nous en rapprocher. Vérités qui nous font hérisser des barrières entre les Zins d’un côté, les Zôtres de l’autre. Car, me voici témoin d’une scène par trop courante dans cette période perturbée, exacerbant les esprits, nous enfermant dans nos certitudes.

Ainsi donc, voici que je reçois un message partagé par les moyens modernes, ne laissant à l’écrit que la croyance que seules les paroles s’envolent, sur un sujet brûlant et très controversé de l’actualité : la vaccination.
Émotions, crispations, c’est en seulement un aller-retour que l’échange tourne court, chacun des détracteurs trouvant l’autre stupide et bête.

Sur un rythme drôle et dynamique, une invitation à réfléchir sur les préjugés, la notion de clan et de pensée unique.

La bêtise de l’autre apparaît sans doute lorsque nous-mêmes, nous arrêtons de réfléchir et de vouloir comprendre cette autre pensée si différente de la nôtre. Car, dans le cas présent, je vois deux personnes qui semblent avoir bien réfléchi, de leur côté, et qui ont pris position et fait un choix personnel. Deux personnes souhaitant le mieux pour l’autre. Je ne vois aucune bêtise. Et si je constate un désaccord profond sur le sujet, je ne vois aucune stupidité.

Peut-être que nous arrêtons de réfléchir lorsque nous statuons sur la bêtise de l’autre ?

Avec mes enfants, mes ados, je peux vivre cette situation régulièrement. Où, sur des sujets brûlants, je vois apparaître ce cycle : “Émotions, crispations, l’échange tourne court, chacun trouvant l’autre stupide”. Moi de penser que mon enfant est stupide, qu’il doit grandir, et lui que nous sommes vieux et que nous ne comprenons rien. 

Alors, ce conflit dont je fus témoin me refait penser aux moments où je « rencontre » la bêtise de mon enfant. Et si cette fameuse stupidité humaine, de l’enfant qui est trop jeune, n’est pas la pensée que je ne comprends pas ? Que le conflit vient que je ne sais pas me faire comprendre non plus ?

Je me dis que, pour vivre en amour et en paix avec mes enfants, il me faut essayer de ne pas arrêter de réfléchir !
Et j’ai, maintenant, un nouvel indicateur de l’arrêt de cette réflexion : si je le trouve stupide, j’ai arrêté de réfléchir.

Dominique

Nous faire venir, pour faire quoi ?

Nous faire venir, pour faire quoi ?

Vous l’aviez découvert il y a quelques semaines, je me lance dans un projet fou : parcourir 1500 km, de Roscoff aux Amanins (peut-être), pour aller à votre rencontre, lecteurs, enfants, parents, enseignants… !

Le trajet se construit, et les journées avancent très vite !
Il est temps de vous proposer de prendre contact !

La ligne éditoriale de Pourpenser peut se résumer en 3 questions qui peuvent servir de base à ces rencontres, des réflexions autour de :

  • Qui suis-je ?
  • Quels liens est-ce que je tisse avec les autres ?
  • Quels liens avec la nature et l’environnement ?

Cependant, papa de 3 enfants, aimant les apprentissages, j’aime aussi l’improvisation et les échanges, les animations sur vos propres questionnements !

Pour vous donner des idées, voici quelques inspirations d’interventions que je peux vous proposer :

  • Pour les enfants : en classe à l’école, dans les médiathèques, centres culturels.
    • Atelier philosophique.
    • L’école, est-ce bien pour devenir éditeur ? A quoi l’école m’a servi pour devenir éditeur, comment devient-on éditeur ? C’est quoi un éditeur ?
  • Pour les parents, avec ou sans les enfants, avec ou sans les enseignants – Questionnements autour de la parentalité, l’éducation, l’instruction.
    • En groupe, en ballade, autour d’un repas…
    • Sous forme d’atelier philo.
    • Non-conférence des paroles de fée ou autre non-conférence.
    • toute suggestion…
  • Pour les parents – Les livres que nous proposons.
    • Les livres comme moyens de rencontre et d’échange.
    • Les livres comme outils pédagogiques (accompagner les enfants).
    • Lire pour le plaisir, mais « intelligent ».
  • Pour les adultes – Pourpenser, une entreprise pas comme les autres.
    • C’est quoi une entreprise engagée ?
    • La coopération dans l’entreprise.
    • Le temps…
  • Pour les parents – Parlons écrans, réseaux sociaux…
  • Pour tous, n’importe où ! Dansons ! Vous serez probablement surpris par ce cours de rock pas tout à fait comme les autres, si si… Pour tous, enfants, parents, avec handicap ou sans, Nous pouvons même prévoir une soirée dansante ensuite ! Et pourquoi pas un cours de danse à l’école pour les enfants (ça serait une première pour moi ;-).
  • Votre idée, votre suggestion est la bienvenue !

Pour cela, ce qu’il faut faire :

Prendre contact avec moi, bien sûr 😉

Avoir un lieu, informer les écoles, les thérapeutes, les bibliothèques le cas échéant.
Faire un peu de communication en local, et notamment informer la presse locale (nous vous fournirons des éléments de communication). Nous transmettre les coordonnées de votre contact.

Nous souhaitons pouvoir publier sur les réseaux sociaux : nous avons donc besoin de connaître les possibilités de publication, vos contraintes.
Suivant l’intervention, la possibilité pour les personnes d’acquérir les livres.

Ce qui me ferait plaisir :

Bénéficier du gîte et du couvert en toute simplicité, et avoir le pique-nique du lendemain pour ma route !

Combien ça coûte ?

Évidemment, si l’on fait intervenir un.e auteur.trice, ou pour une contrainte spécifique, nous demanderons une rémunération.
Nous suivons, en cela, les recommandations de la charte avec, en sus, les frais de déplacement :
https://www.la-charte.fr/inviter-chartiste/recommandations-tarifaires/

Autrement, ce que vous voudrez investir, donner… Pour la maison, la possibilité de faire connaître le catalogue le plus largement possible et, aux personnes qui le veulent, acquérir des livres.
Sur mes interventions, je ne demande rien d’autre que l’indulgence 😉


Bien chaleureusement
Dominique

Covid et privation de liberté : un livre pour en parler.

Covid et privation de liberté : un livre pour en parler.

Depuis mars 2020, je ne compte plus le nombre d’échanges que je peux avoir sur le questionnement de nos libertés individuelles, la protection des plus fragiles, les risques et les positionnements de chacun.

Je trouve que L’oiseau, l’enfant et le chat de Baptistine Mésange est un excellent moyen d’aborder la question. Que ce soit avec les adultes ou avec les enfants !

Protéger l’oiseau du chat, ou bien le laisser aller avec tous les dangers que cela comporte ?

Voici un album qui permet d’échanger et d’animer des débats philosophiques sur les thématiques de la liberté, de la bienveillance, sur notre relation à l’autre, notre posture de sauveur.

Ce livre promet des moments d’échanges et de réflexions intenses !

En 2020, nous sommes vraiment interpellés sur la place de nos libertés individuelles. Chaque pays suit une stratégie différente, de la Chine dont le gouvernement instaure un protectionnisme maximum, à la Tanzanie où le virus n’existe tout simplement pas, en passant par la Suède, où le gouvernement reçoit des critiques, des accusations « d’avoir laissé mourir les personnes âgées ».

Comprendre les choix de ces sociétés, de ces gouvernements, rentrer dans ces réflexions pour un enfant de 7 ans, c’est possible. Avoir un débat serein entre adultes, en mettant de côté ses convictions, c’est envisageable…

Une question philosophique est une question qui n’a pas de réponse. Mais ce n’est pas pour cela qu’il ne faut pas en parler, la laisser de côté. Au contraire, il semble qu’elle soit essentielle. Si une part appartient à chacun de savoir jusqu’où nous devons aller pour protéger l’autre, échanger nos points de vue est essentiel !

Ce livre questionne de façon philosophique sur la liberté, le vivre ensemble, l’amour, l’amitié, la bienveillance, la confiance, les peurs, l’entraide, l’écoute, la mort.

Bonne lecture, et bons échanges !

Le projet fou 2021 !

Le projet fou 2021 !

Le projet dévoilé ! – Derniers changements au 19 mars 2021

Eh bien, nous devons avouer que vous nous avez surpris dans la rapidité de la découverte de ce nouveau projet fou !
En moins d’une semaine, vous avez trouvé ! Vous devez bien nous connaître 😉

Alors oui : nous allons réaliser 1700 1500 Km en trike (voir photos ci-dessous) pour aller à votre rencontre !
Départ le 22 mai de Roscoff – Arrivée autour du 6 juillet à Montpellier ou Aix-en provence (à définir) aux Amanins (mais ils ne le savent pas encore ;-))) .

Dominique a réduit son itinéraire de 200 km afin de pouvoir prendre le temps avec chacun. Prendre le temps de visiter les libraires, de faire un atelier philosophique le matin, une non-conférence le soir, etc.

En attendant, nous allons vous conter l’histoire, la genèse de ce projet au fil des jours !
Merci pour votre participation !

Les questions à l’origine du post !

Mais quel est-il… ? Ha, ha, on ne va pas tout vous dire d’un coup ! On va même vous proposer un petit jeu.

A vous de deviner quel est ce nouveau projet complètement fou !

Ce que nous savons :

Ce n’est pas un livre interactif, c’est pourtant une bonne idée !
Il n’y aura pas de demande de financement participatif, mais nous montons des dossiers d’aide auprès de la Région et de la DRAC.
Ce n’est pas un projet en ligne, en visio.
Si nous espérons vous réserver prochainement quelques autres petites surprises autour du numérique et des réseaux sociaux, ce n’est pas ce projet fou !
Il n’y aura pas d’appel à candidature, mais nous ferons appel à vous… Dès que le projet est intégralement découvert 😉
Ce n’est pas un festival
Ce n’est pas en roulotte, ni en camion…

Le projet ne démarrera pas en mars, mais c’est bien pour le printemps…
Nous allons essayer d’avoir au maximum nos auteurs et illustrateurs avec nous.

Ce sera bien dans l’idée de la coopération ! Et bien sûr dans l’âme de la maison d’édition : aider nos enfants à grandir dans un monde différent, plus ouvert sur les autres et l’environnement !
Nous allons nous appuyer sur vous , vos relations avec vos centres sociaux, les libraires, et bien sûr le réseau des jardinières, nous vous l’avions dis : Les fées et les lutins seront parmi nous !
Le projet est vraiment pour ramener un peu de joie, de pétillant, de folie dans nos vies, et celles de nos enfants !
Il y aura des événements et des rendez-vous, car oui nos avons un grand désir de connexion, et d’aller à votre rencontre, chez vous !
C’est bien un projet itinérant ! A votre rencontre, dans les écoles, mais pas que… Ce sera une tournée, plutôt droite d’ailleurs, le parcours est déjà définit, il est à trouver…
Sera proposé aux écoles, les libraires, bibliothèques, associations des temps de lecture, d’échanges, pourquoi pas de spectacle…

Ce qui nous manque encore !

  • Qui va le réaliser ?
  • Comment ?
  • Peut-être ajuster le quand ? Nous savons que c’est itinérant, alors un début, une fin… ?
  • Une idée de cette itinérance, du trajet ?

A vous de donner vos propositions de réponses dans les commentaires de ce billet (et seulement là).

Il y aura un petit cadeau pour les réponses qui nous mettront sur la piste de cette folie !

Les cadeaux qui ont été gagnés :

Deux intégrales des Paroles de fée ont déjà été gagnées !

2 livres La vie comme un voyage !

Indice du jour :

La COVID nous en a donné l’envie, mais la COVID peut l’arrêter…
Le nouveau cadeau, La vie comme un voyage est un indice !

Règlement :

Subjectif : nous jugeons les réponses qui font réellement avancer la devinette.
Nous partons sur l’idée d’un seul cadeau par jour, il pourrait y en avoir plus…
Pour ce jeu, rien n’est déposé nulle part, si vous avez une contestation, parlez-nous en, nous trouverons une solution !

Début : 12 février 2021 – fin 15 mars 2021 ou lorsque le projet est trouvé !

C’est à vous !

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