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Liberté, éducation et démocratie

Liberté, éducation et démocratie

 Une éducation lente, créative et humaniste.

Parfois, il est des réflexions, des mots qui nous viennent… personnels. Est-ce bien le lieu, ici, pour les partager ? Peut-être bien. Une pensée philosophique sur l’éducation, la liberté, la démocratie, sur un sujet d’actualité qui concerne les enfants. Sûrement…

Je fais une pause et j'admire

« Une éducation, lente, créative et humaniste ». J’ai été inspiré par ces mots lus sur le blog d’Eve Herrmann qui parle de l’instruction en famille (IEF). Je vous invite à le lire en complément ou en introduction de ce mot. 

Oui, l’éducation, l’instruction, si nous souhaitons les réaliser en paix, en douceur et en harmonie, cela prend du temps. Beaucoup de temps.
Cela nécessite d’y revenir chaque jour, d’observer, et d’avoir confiance. En soi, mais surtout en nos enfants. 

Je ne pratique pas l’IEF, et pourtant j’en suis un fervent défenseur. Je n’ai pas fait le choix de l’instruction en famille car l’école de mes enfants me convient bien. Je les vois épanouis et rieurs le soir. D’un autre côté, je souhaite pouvoir partager mon temps entre mes enfants, la maison d’édition, mes autres aspirations personnelles. Pour accompagner mes enfants dans les apprentissages fondamentaux, il me faudrait remettre en question nombre de choix. 

Ainsi, j’ai choisi de mettre mes enfants à l’école. Et j’apprécie ce choix. J’apprécie aussi de savoir que, si un jour mon enfant se sent mal, qu’il est persécuté, ou tout simplement qu’il veuille prendre un autre chemin, je peux le reprendre auprès de moi et l’accompagner avec douceur. Que mon enfant puisse suivre une voie différente est pour moi fondamental.

Car nos enfants ne sont pas nos enfants

« Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable. « 

 
Kalhil Gibran extrait du prophète

 

Aussi, comme pour Eve, les propos de M. Macron à propos de l’IEF, m’ont vraiment heurté. 

Pas plus qu’à nous, nos enfants n’appartiennent pas à l’État.

L’IEF permet la protection de l’enfant, elle est notre barrière, notre dernier recours de protection de nos enfants. Nous devons la défendre. 

Le discours de ce responsable de l’État, me révolte à plusieurs niveaux :

Tout d’abord, les amalgames. Nous avons beau savoir, connaître les discours politiques, il faut toujours les regarder, les décrypter et les dénoncer.
M. Macron trouve sa loi aussi importante que celles mises en avant par M. Jules Ferry, en toute simplicité. Sauf qu’en 1882, l’école s’ouvrait à tous en devenant gratuite. Et en 1969, nous parlions de la fin de la discrimination en introduisant la mixité. Des lois qui s’appliquaient à l’ensemble de la population, avec des impacts sociéto-éducatifs profonds. Deux lois pour une volonté d’égalité des chances, pour une majorité d’enfants.
La loi proposée ici agit contre une minorité ne respectant pas les lois.
En 1882, Jules Ferry souhaitait une meilleure instruction pour les enfants. En 2020, M. Macron combat la radicalisation religieuse en sapant l’instruction de qualité proposée par tous les autres parents. En 1969, refus de la discrimination de genre, en 2020 stigmatisation et amalgame de l’IEF et de la radicalité religieuse.
Si les lois de 1882 et 1969 font bien partie du Ministère de l’Education Nationale, la loi imposée par M. Macron semble plutôt se rapporter de l’ordre du Ministère de l’Intérieur. Et lorsque l’Intérieur commence à s’occuper de l’éducation de nos jeunes, cela devient préoccupant.  

Ensuite, ce discours politique utilise le levier bien connu de la peur. Il y a danger ! Il faut agir vite ! C’est juste comme une fin de non recevoir. L’IEF serait responsable de la radicalisation ? Il y a 20 ans, je me souviens d’une émission sur ces écoles religieuses obscurantistes. A moins de remettre en cause aussi l’école privée, ces écoles, montrées en exemple, ne seront pas supprimées avec l’IEF, bien au contraire. Cette présentation est pour moi, tout simplement, une contrevérité. 

Le ton, encore, est inaudible. Peut-on parler de démocratie lorsqu’une personne a le pouvoir de décider et de mettre en application une loi (en ayant longuement discuté avec ses ministres) éducative ? Non. 
L’utilisation des prérogatives pour l’état d’urgence sanitaire et terroriste pour modifier des lois éducatives, sociétales et environnementales, des lois qui ne dépendent, a priori pas de l’Intérieur, est une fourberie. 

La manipulation des chiffres enfin, exercice que nous connaissons bien. Car au delà du fond, les chiffres d’augmentation dépendent directement des lois de 2019 et du passage de l’instruction obligatoire des enfants de 3 à 6 ans. Alors oui, avec 3 années supplémentaires rentrant dans les statistiques, on passe de 38 000 enfants en 2018 à 50 000 en 2020. C’est mathématique.
Quand bien même, c’est une réalité, l’instruction en famille est en forte augmentation. Et il faut « regarder la vérité en face », l’école n’a pas encore pris le virage sociétal nécessaire pour accueillir les enfants d’aujourd’hui. Aussi, lorsque l’Etat est défaillant, le privé prend le dessus. Toutes les familles que nous rencontrons, en salons, au festival pour l’école de la vie, sont très impliquées dans l’éducation bienveillante et humaniste de leurs enfants. Les enfants que je rencontre sont éveillés, terriblement instruits, avec une conscience de la société très grande. Des enfants recevant une instruction lente, créative et humaniste. Une instruction de qualité que l’école est actuellement très loin de vouloir donner.

Je rencontre certaines situations, où, je sais que, si ma propre école ressemblait simplement au quart de ce qui m’est présenté, je prendrais mes enfants en IEF. 
Je n’ai pas les chiffres des choix des parents pour l’IEF, je n’ai pas trouvé de sondage pour connaître leurs choix. Mais, avec mes multiples rencontres, je sais que, si l’école que nous proposions à nos enfants était d’actualité, avec des moyens appropriés, adaptés, une véritable école, alors l’IEF serait en décroissance. Une véritable éducation lente, créative et humaniste. 

Les seuls propos avec lesquels je suis en accord avec M. Macron est cette réalité d’enfants manipulés, endoctrinés qu’il faut combattre. Nous ne pouvons pas laisser faire cela sans agir.
Notez que je n’emploie pas le terme de « hors système » pour ces enfants. Car que fait l’Etat pour les enfants en déficience, les surdoués, ou simplement malheureux du système qui est proposé ? Ils sont nombreux les « hors système ». Ils sont toutes nos différences non prises en compte. Il ne s’agit donc pas d’annihiler nos différences, mais bien d’élargir le système. Ce que permet l’IEF. CQFD. 

Oui il faut combattre les personnes qui utilisent les possibles tels que l’IEF pour manipuler, endoctriner les enfants, de la même force que ceux qui utilisent les lois et les prérogatives à d’autres fins que celles prévues. 

Dominique Demaegdt

Quelques lectures, quelques livres pour vous et vos enfants sur la démocratie, la liberté, le sens des mots…

En quelques mots

En quelques mots… Livre au format .PDF gratuit et librement diffusable. 
Editions Pourpenser. 

Ce livre est pour toi, pour vous, une proposition pour redéfinir avec vous le sens de certains mots. Livre particulièrement adapté aux enseignants et accompagnants.

Vivre libre

Vivre libre, un enfant et la fée échangent et questionnent le thème à travers le lâcher prise, l’intuition, le bien être, l’équilibre, le rire, l’énergie…
Mots  clés  :    #liberté  #bonheur  #chimère  

 

Les mésanges de la grande marche

Les mésanges de la grande marche : Cette année, le président Mao a ordonné de tuer tous les moineaux… Est-ce qu’un enfant amoureux des oiseaux pourra arrêter la grande marche du progrès ? 
Mots clés : #Vivre ensemble, #environnement, #société, #environnement, #mao, #politique, #dictature

L'oiseau, l'enfant et le chat

L’oiseau, l’enfant et le chat, un magnifique album sur la liberté, que se passe-t-il lorsqu’un autre décide pour soi, même pour son bien… 

Protéger l’oiseau du chat ou bien le laisser libre, avec tous les dangers que cela comporte ?

Mots clés : #Liberté, #vivre ensemble, #amour, #amitié, #bienveillance, #confiance, #les peurs, #entre-aide, #l’écoute…

Un pacte d’amour à passer avec son enfant :

Je t’aime, 
Tu es mon enfant, mais tu n’es pas à moi, tu es un être libre. 
Je t’aime, 
Et je m’engage à construire notre relation sur l’amour et la compréhension mutuelle. 
Je t’aime, 
Et je souhaite t’aider à construire ta vie dans le respect de toi même et des autres.
Je t’aime, 
Et je te promets de t’accompagner sur ton chemin aussi longtemps que tu le désireras. 
Je t’aime, 
Et j’ai confiance dans ta capacité à t’épanouir, proche ou loin de moi. 
Je t’aime, 
Et je serai toujours là pour toi, mais je ne m’imposerai pas à toi. 
Je t’aime, 
Et te voir grandir me remplit de bonheur. 
Je t’aime, 
Et quels que soient tes choix, je les fêterai avec toi. 
Je t’aime, 
Et ton bonheur rejaillira sur moi. 
Je t’aime, 
Et quand tu voleras de tes propres ailes, tu ne me manqueras pas, car notre lien est amour. 
Je t’aime. 

Aline de Pétigny. 
Extrait de Pactes d’amour – collection Paroles de fées. 

Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Un livre pour aider l’enfant à gérer ses émotions…

Un livre pour aider l’enfant à gérer ses émotions…

Dans le palmarès des questions reçues il en est une qui retient tout particulièrement notre attention :

« Avez-vous un livre pour aider
mon enfant à gérer ses émotions ? »


Si dans cette question il s’agit de comprendre, appréhender, accompagner, accueillir, vivre, inclure, sentir et ressentir vos émotions et celles de vos enfants pour aller au cœur de vous-même et échanger sans préjuger, alors OUI ! Nous avons plein de livres et jeux à vous proposer sur les émotions. Cette prise en considération de l’émotion apporte du lien, de la joie, une meilleure compréhension de soi et contribue au développement personnel.


Mais si il s’agit de gérer, administrer, diriger, gouverner, régir, tenir, conduire, guider, manier, régenter vos émotions ou celles de vos enfants, dans l’objectif qu’elles ne dérangent plus, alors NON nous n’avons aucun livre et ne souhaitons proposer aucun livre sur le sujet. Faire exprimer une émotion à un enfant dans le but de la contrôler renforce la frustration, la perte de confiance, terni la joie et renforce le lien hiérarchique.


Oui, les émotions exprimées avec trop de vigueur peuvent nous déranger. Que ce soit la colère, la tristesse, la peur… Ceci étant, une joie exprimée avec trop d’emphase peut aussi perturber. Trop d’enfants joyeux sont repris par un : « calme-toi ! ».


Nous aimerions que notre enfant parvienne à réaliser ce que nous ne parvenons pas toujours à faire. Nous souhaitons une bonne gestion, un bon contrôle de l’émotion, et surtout qu’elle ne perturbe pas l’extérieur.
Mais l’émotion ne se gère pas, ne se contrôle pas. L’émotion est un message, une demande qui attend une réponse.
On pourrait voir l’émotion comme un simple moyen de communication ; et tant que la communication ne s’établit pas, l’émotion crie plus fort. Ainsi, pour apaiser une émotion, il suffit simplement lui répondre : « ok, je t’entend »



Tout compte fait, accompagner les émotions des enfants est plutôt simple. Plus compliqué est la compréhension et l’écoute de nos propres émotions face aux émotions de l’enfant. Car finalement :


– Une colère a besoin d’être accueillie
– Une peur a besoin d’être rassurée
– Une tristesse a besoin d’être consolée
– Une joie d’être vécue.


C’est tout.


Ainsi une colère qui a pris le contrôle d’un enfant, peut être accueillie par un câlin par exemple. Une joie intense exprimée à grands cris peut être vécue par nous-même en communion.


Et c’est cela que nous souhaitons transmettre à travers nos livres et jeux.


Comment accompagner et aider mon enfant à grandir avec ses émotions.


Nous vous présentons quelques titres :


Pour les plus jeunes, la collection les amis de Martin et Zoé d’Aline de Pétigny.



Vous découvrirez que pour faire disparaître sa colère, petit chat commence par respirer, puis sourire à ses colères. L’idée est de les accueillir entières avec bienveillance.
Lorsque petit loup murmure « Peur à la noix, je n’ai pas besoin de toi ! » il se rassure. Et pépé manchot se console grâce au jolie papier rose. La collection aborde de la même façon les soucis, la rancœur, la jalousie.

Pof et zou de Coralie Saudo, illustré par Mélanie Fuentes.
Poz et Zou sont deux compagnes de Zia…


Zia a des sauts d’humeur, parfois quand tout va bien, en l’espace d’un instant, POF ! Elle devient triste, grincheuse ou colérique. Et sans savoir pourquoi, ZOU son sourire réapparaît d’un seul coup. Quel est ce bidule orange précieux dont il faut prendre soin ?

Ombre, un album signé Galou, nous parle des peurs, celles qui bloquent. Ombre a peur du noir. On va la suivre et découvrir la joie une foie sa peur rassurée.



Dans Tout est possible, le guide de magie personnelle à la suite du conte, met un peu de lumière sur les émotions moins agréables à vivre. On apprend à différencier la peur et la vigilance, que nous ne sommes pas notre colère, à laisser la tristesse exister pour mieux la laisser s’envoler, que la jalousie est une forme de peur, que la rancœur peut se recycler en légèreté….


Pour nous adulte, pour comprendre, appréhender, accompagner nos émotions et celles de nos enfants, les incontournables 2 tomes Emotions, enquête et mode d’emploi d’Art-mella. Ces livres, sous forme de bande dessinée, peuvent se lire en lecture partagée dès l’âge de 7, 8 ans.



Et puis nous avons 2 jeux formidables :


   


Le jeu Emotions monstres qui en plus de donner une précision de vocabulaire d’émotions, permet de mettre en scène 1001 situations pour décrypter l’émotion, le besoin et la réponse.



Le jeu Tout est possible apporte des outils corporels de réponse à l’émotion. Pour faire évaporer la colère ou passer une nuits paisible, découvrez ce que vous pouvez faire avec les mains, les pieds, le souffle, le cœur, la tête, une formule magique…


Et tout cela dans le plaisir, le partage. Car là est l’essentiel. Si de nombreux enseignants et thérapeutes utilisent les ouvrages de notre catalogue, ils n’ont pas été intentionnellement créés pour être des outils.


Ce sont avant tout des livres pour partager, vivre et ressentir du plaisir, des jeux pour s’amuser, se divertir, créer du lien. C’est dans cette joie, et accompagnés de toutes vos créations, vos transformations, à votre manière, que nos livres et jeux parleront le mieux à vous et vos enfants !


Alors profitez !

Editions pour penser à l’endroit – www.pourpenser.fr
Thème : Overlay par Kaira. Hébergement Yunohost
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